vendredi 26 décembre 2025

Veiller sur elle J.B. Andrea

Ils sont trente-deux. Trente-deux à habiter encore l'abbaye en ce jour d'automne 1986, au bout d'une route à faire pâlir ceux qui l'empruntent. En mille ans, rien n'a changé. Ni la raideur de la voie ni son vertige. trente-deux coeurs solides, -il faut l'être quand on vit perché au bord du vide- , trente-deux corps qui le furent aussi, dans leur jeunesse. Dans quelques heures, ils seront un de moins.                                                      Les frères forment un cercle autour de celui qui s'en va. Il y a eu bien des cercles, bien des adieux, depuis que la Sacra desse ses murs au-dessus d'eux. Il y a eu bien des moments de grâce, de doutes, de corps arc-boutés contre l'ombre qui vient. Il y a eu et il y aura d'autres départs, ils attendent donc patiemment.

 C'est l'histoire de Mimo et Viola, nés en 1904, deux êtres qui n'auraient jamais du se rencontrer lorsqu'ils avaient treize ans : lui né dans l'indigence, élevé dans l'atelier d'un oncle sculpteur alcoolique ; elle dans la famille la plus puissance de Ligurie. Deux opposés polaires enfermés dans leur corps, elle dans son corps de femme alors qu'elle rêve grand et anticonformiste ; lui souffrant de nanisme alors qu'il entend maitriser les blocs de marbre pour devenir sculpteur. Le roman s'ouvre en 1986. Mimo, au seuil de sa vie dans une abbaye piémontaise où il vit reclus depuis une quarantaine d'années sans avoir prononcé ses voeux, se remémore le fil de sa vie, sa relation singulière avec Viola et l'histoire de son chef d'oeuvre : une mystérieuse statue, troublant quiconque la voyait au point que le Vatican a décidé de la soustraire à la vue de tous. 

Embarquée et enthousiaste au début, je me suis essoufflée bientôt devant trop d'effets, trop de péripéties,trop de revirements. Trop de beuveries, trop de fuites, trop de personnages entrevus , oubliés, revenant brusquement figurer brièvement dans cette fresque ambitieuse, survoltée...et survolée. Peu crédible, le revirement spectaculaire de Mimo refusant soudain les honneurs fascistes après en avoir profité. Peu fondamental son rapport à l'art, noyé dans l'ivresse et la course aux honneurs,aux commandes. Gratuites ou incohérentes, les transformations successives de Viola qui semblait si soucieuse de son intégrité, si solide dans ses orientations. 


mardi 23 décembre 2025

Nuremberg J.Vanderbilt

2025 USA 148 Min Thriller judicial Dirección y guión : James Vanderbilt basada en el libro de El nazi y el psiquiatra. Intérpretes: Russell Crowe, Colin Hanks, Michael Shannon, Mark O'Brien, Richard E. Grant, John Slattery, Rami Malek, Wrenn Schmidt, Leo Woodall, Lydia Peckham, Fotografía: Dariusz Wolski  Música: Brian Tyler 

Núremberg aborda principalmente la relación entre Hermann Göring, mano derecha de Hitler (Russell Crowe) y el psicólogo Douglas M. Kelley (Rami Malek). Previo al conocido Juicio de Nuremberg, Kelley es asignado para evaluar la salud mental de varios altos cargos nazis arrestados tras el fin de la II Guerra Mundial, analizando sus personalidades para intentar entender qué es lo que hay detrás de un ser humano que ha permitido tanta crueldad y destrucción. Las entrevistas entre Göring y Kelley se convierten en eje central de la trama, creando un discurso que trata de ser equitativo en cómo ambas partes reflexionan sobre el mal, sin señalar de forma obvia hacia qué lado debe tirar el espectador. Ejecuta como se plantea: Kelley analiza, no juzga.

Crowe es un actor portentoso, que su presencia en pantalla es magnética. Núremberg es conservadora en su forma y algo pueril en su fondo, y plantea pocos dilemas realmente controvertidos o ideas que puedan resonar a nuevo. Se busca a sí misma en el cine negro, pero lo hace con una artificiosidad casi televisiva; critica los (otros) verdaderos motivos tras los enjuiciamientos, prácticamente borra la participación soviética, cuando fueron los principales impulsores de la causa y quienes aportaron el mayor número de muertos en la lucha contra el nazismo.

lundi 15 décembre 2025

La voz de Hind Kaouther Ben Hania

2025 Túnez Drama 89 min Dirección y guión: Kaouther Ben Hania Intérpretes: Saja Kilani, Motaz Malhees, Clara Khoury, Amer Hlehel

El 29 de enero de 2024 los voluntarios de la Media Luna Roja recibieron una llamada telefónica de auxilio: era Hind Rajab, una niña de seis años atrapada en un coche que estaba siendo bombardeado por el ejército israelí en la franja de Gaza. La voz de Hind nos sumerge, a través de las grabaciones reales registradas aquel día, en ese intento desesperado por rescatar a la niña, en un acto de memoria y resistencia en el que la cineasta tunecina desdibuja las fronteras entre ficción y no ficción en una poderosa búsqueda, no solo de verdad, sino de justicia para el pueblo palestino.

Aún estando totalmente a favor de su denuncia, la cinta falla en su puesta en escena porque está hecha desde la rabia. Una rabia comprensible y que se transmite al espectador en cada uno de los audios de Hind, pero que no es capaz de articular una narrativa interesante más allá de su parte documental. Tanto, que es inevitable preguntarse si la misma historia no podría haberse contado de otra manera, quizá menos popular pero sí más efectiva.

mardi 9 décembre 2025

Valor sentimental

2024 Noruega Comedia/Drama  Duración: 135 min. Dirección Joachim Trier  Guion: Joachim Trier, Eskil Vogt. Fotografía: Kasper Tuxen. Música: Hania Rani.Reparto: Renate Reinsve, Stellan Skarsgärd, Inga Ibsdotter Lilleaas, Elle Fanning, Cory Michael Smith, Catherine Cohen, Jesper Christensen, Jonas Jacobsen, Lena Endre, Bjorn Alexander, Pia Brogli.

Tras la muerte de su madre, las hermanas Nora y Aganes se rencuentran con el padre, del que se hallan muy distanciadas, sobre todo Nora (Renata Reinsve). Gustav Borg (Stellan Skarsgärd), el padre, es un director de cine con cierto renombre (aunque no se encuentra en su mejor momento), y le ofrecerá un papel a su hija Nora, actriz de teatro, para la película que está preparando. Nora lo rechaza porque no quiere trabajar con su padre. El padre/director acabará ofreciendo ese mismo papel a una estrella de Hollywood. Las dos hermanas, el padre y la estrella de Hollywood, se verán inmersas en varias encrucijadas antes de que los conflictos larvados se despejen.

Los conflictos que presenta la película empiezan a despejarse en un momento dado: los traumas de Nora son atemperados en una conversación con su hermana Agnes (de menor edad), que le recuerda que ella es más feliz porque Nora ejerció de “madre” sustituta y protectora ante un padre ausente y una madre distante: la vida presente de Nora no debería quedar castrada por ese pasado traumático. Sería injusto.

El final tiene un elemento de sorpresa al hacernos confundir el director la realidad con la ficción. Con la función del arte, del cine dentro del cine en este caso, como posible (también) sanador de heridas emocionales mediante la representación, mediante la ficción. Un final abierto a opiniones y experiencias personales de cada espectador. 
Preciosa secuencia inicial, una voz en off otorga naturaleza humana a una casa. A través de las vivencias que ha albergado durante generaciones, la casa palpita de alegría, se entristece o se duele de las grietas físicas que la aquejan. En esa casa han nacido y crecido las dos hermanas junto a su madre.

jeudi 4 décembre 2025

Jacaranda G. Faye

La guerre! J'ignore pourquoi j'ai répondu "la guerre" quand Sophie, la déléguée qui préparait ma défense au conseil de classe, m'a demandé pour quelles raisons mes résultats du dernier trimestre étaient si catastrophiques. Elle a insisté: "La guerre?"  J'ai répété : "Oui, la guerre." Je n'allais quand même pas avouer que je n'avais rien foutu, que j'étais un tire-au-flanc qui passait son temps à rêvasser et à écouter du rock. Il fallait une explication convaincante, impossible à vérifier, et qui puisse émouvoir le conseil de classe. J'aurais pu prendre l'excuse de la maladie grave, du cancer ou de l'insuffisance cardiaque, mais il aurait fallu fournir des justificatifs médicaux; ou raconter que mes parents s'étaient récemment séparés, mais c'était le cas de la moitié des élèves du bahut et ça ne les empêchait pas d'avoir des notes convenables. 

Huit ans après Petit Pays, son deuxième roman, Jacaranda, raconte comment une société se reconstruit après l’indicible d’un génocide : que fait-on de la violence, des envies de vengeance ? Comment faire société alors que les victimes vivent à côté de leurs bourreaux ?  En 1994, Milan le narrateur a douze ans et se heurte sans comprendre au mutisme de sa mère qui, s'étant toujours soigneusement gardée d'évoquer son passé et son pays d'origine depuis son arrivée en France une vingtaine d'années plus tôt, se referme plus que jamais lorsque le génocide fait malgré tout effraction chez eux par le biais des médias. Dès lors et pendant ce qui durera une bonne partie de sa vie, Milan n'aura de cesse de comprendre les raisons du silence maternel. A mesure de ses séjours au Rwanda, le jeune homme passe progressivement d'une posture d'étranger que tout surprend, voire rebute, et qui lui vaut d'être traité en muzungu, autrement dit en Blanc malgré son teint métissé, à celle d'un véritable enfant du pays, aux attaches suffisamment puissantes pour qu'il n'ait plus envie de repartir et fasse sien le combat des habitants pour leur avenir.


lundi 1 décembre 2025

L' Étranger F. Ozon

Francia, 2025. Drama 120 min Dirección y guion: François Ozon (adaptación de la novela de Albert Camus). Fotografía: Manu Dacosse (blanco y negro). Música: Fatima Al Qadiri. Reparto: Benjamin Voisin, Rebecca Marder, Pierre Lottin, Denis Lavant, Swann Arlaud. 

El interés de Ozon en la historia de Meursault es, al menos sobre el papel, eminentemente materialista, le atrae la fisicidad liberada de los placeres sencillos, aquellos humildes disfrutes sensoriales de los que gozan en la primera parte de la novela los personajes y que, en su gran mayoría, surgen o se ven exponenciados por el mar y el sol, que en el corpus literario de Camus aparecen siempre, en palabras de Rafael Chirbes, “como regalos piadosos que la naturaleza deja caer sobre los desheredados del Mediterráneo”. 

Para Ozon, lo trascendente de El extranjero es el modo en que la luz entra por las ventanas o se filtra a través de las cortinas para terminar reflejándose en la piel de Benjamin Voisin; o el suave movimiento que trazan las gotas de agua sobre su cuerpo cuando sale del mar; o las posibilidades compositivas que su gestualidad le ofrecen a unas imágenes felizmente expresionistas. La objetivación del cuerpo del protagonista es el producto de la condensación y extrapolación que Ozon hace de los códigos estéticos y morales de los personajes burgueses de sus anteriores películas; la puesta en escena convierte los placeres sencillos de los desheredados en un espectáculo exótico destinado a complacer el impulso vampírico de las miradas de los protagonistas de sus obras pretéritas. De ahí que la limpidez, la contención y la frivolidad de la imagen entren en conflicto con su contenido, y que la película termine convertida en una coreografía de formas vagas y condescendientes, en el sueño, impúdico y frustrado, de Peter Von Kant.