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lundi 7 septembre 2026

Una mujer a quien amar T. Kallifatides

Un viento del este, afilado como un tejón, me llevó a subir apresuradamente las escaleras que conducían al jardín de la iglesia María Magdalena, donde vi a Milena entre muchos hombres y mujeres con ropa oscura. Ella iba toda vestida de negro, lo que le realzaba la desnudez del rostro y del largo cuello, y le otorgaba el aspecto de un cisne doliente. Al verme, dio unos pasos rápidos en mi dirección. Abrí los brazos sin pensarlo, como hacía cuando mis hijos empezaron a dar sus primeros pasos. En realidad, así era. La joven estaba dando sus primeros pasos en una nueva vida. Olga estaba muerta. Y ahora yo estaba acogiendo a su amiga más íntima. En lo resuelto del abrazo reconocí la energía de Olga. Siempre tuvo la capacidad de dejar atrás el cuerpo y de acariciar la mariposa negra del pecho con sus manos delgadas y fuertes. -Tienes que ser fuerte, dije  -Lo sé  Quién estaba consolando a quién?

Este libro tiene dos protagonistas, Olga y el autor. Se conocieron muy jóvenes, Olga tenía diecinueve años y Theodor Kallifatides pocos más. Su amistad duró más de tres décadas. Sobrevivió a amores y desamores, divorcios y pasiones, largas separaciones y trabajo duro. Un día Olga llama a su amigo porque quiere verle. Le dirá que padece una enfermedad incurable. En este libro sencillo y profundo a la vez, Theodor Kallifatides erige una lápida en memoria de su amiga. Repasa los recuerdos, los encuentros, los sentimientos y las reflexiones que le despierta su relación a lo largo de los años, sobre todo durante la enfermedad de Olga. A veces se le saltan las lágrimas y a veces no puede dejar de reír. 


mardi 25 août 2026

Cathares 1198 O.Taveau

Rome 846 Étienne D'Arrhes accéléra le pas,  relevant de ses bras maigres les pans de sa robe talaire. L'escalier n'en finissait plus, tournant sur son axe dans une spirale interminable. A bout de souffle, vaguement étourdi, il atteignit la cursive supérieure de l'imposant donjon Saint-Ange. Il ne prit pas le temps de voir les flammes envahir les faubourgs, pas plus pour s'inquiéter des cris de la population tirée de son sommeil ou ceux de haine et de furie des assaillants. Il n'avait besoin ni des uns ni des autres pour prendre la mesure du drame qui se jouait. Déjà des habitants se précipitaient aux portes et pressaient les sentinelles, qui reculaient sous l'étreinte. Dans la mêlée, les coups volèrent. La lame d'un capitaine brilla sous la lune avant de fendre un homme à l'épaule. La panique s'empara de la foule. 

An 846. La mort de Charlemagne a laissé un empire morcelé, un monde à l'agonie où le pouvoir de Rome ne tient plus qu'au prestige d'un trône. Au cœur d'une curie rongée par les complots, le pape Serge II refuse pourtant de voir périr l'oeuvre de Dieu. Alors que les barbares assiègent la cité, il conclut un pacte avec d'obscurs émissaires et s'engage à protéger un ordre d'élus appelés à restaurer la foi.

Deux siècles plus tard, les premières communautés cathares voient le jour en Languedoc. Par la parole, la volonté et l'exemple, les " Parfaits " redonnent espoir en la parole sacrée et le pays entier, saisi par la ferveur, se détourne bientôt des églises pour embrasser la nouvelle religion. Mais à l'ombre des pouvoirs, des voix appellent déjà au sang.

L'ouvrage d'Olivier Taveau se réfère à des faits historiques objectivement admis et  ne raconte finalement rien d'autre que l'Histoire de façon à peine romancée, on a du mal à trouver l'intrigue centrale qui serait le ciment de tout cela. Il est bien question d'une prophétie, d'un enfant prodigue qui viendra, mais tout cela reste finalement en suspens.

vendredi 31 juillet 2026

Montségur L.Mirepoix

Avant le grand émoi qui vint bouleverser sa vie, Jordane était une enfant de soleil qui mûrissait comme un jeune fruit sur les coteaux lumineux. Son père, troubadour de belle humeur, possédait, en fief du Comté de Foix, la petite seugnerie de Montaure, à travers laquelle il rêvait et chassait, heureux de vivre et de voir vivre les autres. Il n'avait pas de serfs, lesquels devenaient de plus en plus rares, au XIIIè siècle, dans le midi de la France. Ses vilains, libres de leurs personnes, possédaient la terre en censive, moyennant la redevance établie en de vieux accords. chacun demeurait soumis, comme tout homme ici-bas, à une justice. Le seigneur l'exerçait en ses plaids, assisté de gens de toute condition.

Dernier bastion de la révolte albigeoise, haut lieu de la foi cathare, la forteresse de Montségur couronne un mont hautain, isolé de tous les autres sommets. Mais sous le commandement de Guy de Lévis, les chevaliers venus du Nord où règne Saint-Louis se sont juré de réduire ce nid d'aigle réputé inexpugnable. C'est le choc de deux religions, c'est une étape décisive vers l'unité du royaume de France. Jordane, si belle et si violent, est le symbole de cette ultime révolte. Pour elle, pour Gauthier, pour le Frère Jean de Navarre, ce refus de céder à la force signifie la mort, mais une mort qui leur assurera l'éternité déniée à leurs adversaires.

mercredi 29 juillet 2026

Les Cathares R. Nelli

Le catharisme est encore fort mal connu du grand public. Pourtant il constitue, dans l'histoire occidentale, un cas unique à bien des égards. On peut étudier le phénomène cathare sous deux angles bien différents: en tant qu'hérésie ou en tant que civilisation originale. L'hérésie s'est développée avec succès dans plusieurs pays d'Europe. Mais le catharisme, en tant que civilisation ou, du moins, en tant qu'expression spirituelle la plus achevée d'une civilisation spécifique, avec sa culture, ses moeurs, ses lois, etc, ..., s'est surtout épanoui en Occitanie. 

Beaucoup d'inexactitudes.

dimanche 28 juin 2026

Amor propio Gonzalo Celorio

Por sus dedos tartamudos pasaron la máscara africana de Taboo, la sonrisa roja de Harry Belafonte y la sonrisa blanca de Nat King Cole, el fondo negro de Sixteen Tons, la cintura azucarada de Virginia López, las estrellas gitanas de Rafael Acevedo...Hasta que encontró la portada que le mordía los dientes: el London 17772 en el que Sarita Montiel fumando espera. No puso el disco. Abajo todos coreaban, trasnochados, con nostalgia prematura, Los marcianos llegaron ya. Moncho no era personaje todavía. Apenas tramoyista. Había visto la fiesta desde el barandal de la escalera, que tenía forma de riñón. Como la sala. Como la alberca del Güero Anzures. A la hora de los preparativos, en cambio, había sido el protagonista. Leído hasta pág 186/249.

La fiesta no sólo es el telón de fondo de esta historia: es el hilo que une las tres etapas vitales de su protagonista ―Moncho, el adolescente; Ramón, el adulto; y Aguilar, el hombre maduro― a lo largo de quince años, entre 1965 y 1980. En ese espacio compartido de celebración y desahogo, la fiesta se convierte en un espejo de la existencia: un territorio donde la alegría roza el abismo, donde la risa puede terminar en drama y donde todos los amigos bailan al compás de sus sueños, utopías y desengaños. No conseguí entrar en el personaje, dificultades léxicas y de sentido del humor.

jeudi 18 juin 2026

Plateforme M. Houellebecq

Mon père est mort il y a un an. Je ne crois pas à cette théorie selon laquelle on devient réellement adulte à la mort de ses parents; on ne devient jamais réellement adulte. Devant le cercueil du vieillard, des pensées déplaisantes me sont venues. Il avait profité de la vie, le vieux salaud ; il s´´etait démerdé comme un chef. "T'as eu des gosses, mon con... me dis-je avec entrain ; t'as fourré ta grosse bite dans la chatte de ma mère." Enfin j'étais un peu tendu, c'est certain ; ce n'est pas tous les jours qu'on a des morts dans sa famille. J'avais refusé de voir le cadavre. J'ai quarante ans, j'ai déjà eu l'occasion de voir des cadavres; maintenant, je préfère éviter. Cest ce qui m'a toujours retenu d'acheter un animal domestique.

Houellebecq n'y va pas par quatre chemins pour décrire l'acte. Avec lui, pas de suggestion, ça suce, ça lèche, ça pénètre. On croise des bites, des chattes, des fesses et des tétons. Autant dire qu'une telle lecture n'est pas recommandée aux esprits prudes. Mais s'il se permet tous les vices, s'il prend plaisir à dériver vers tous les interdits, l'auteur verrouille son oeuvre d'un souci permanent d'apparaitre tel qu'il est : triste.

"Plate-forme" est un livre captivant, mais un peu alourdi par les longues, trops longues, descriptions de scènes érotiques, voir pornographiques. Michel, le narrateur du récit, vient de perdre son père qui a été retrouvé assassiné, près de Cherbourg, le crâne brisé dans son appartement. Michel va partir alors en voyage vers la Thaïlande ... 

Houellebecq fait le tour de la petitesse humaine qui gravite autour de cette plateforme. Portrait au vitriol de la société de consommation, entre cynisme et provocation, il dépeint une société qui périclite, une société décadente, sans espoir d'évolution vers un monde meilleur. C'est l'humain qu'il met au coeur de cette fatalité, l'humain et sa recherche de satisfaction immédiate et gratuite.



mercredi 20 mai 2026

Santander, lugares comunes I. Alonso

Si llegas a Santander en tren o en autobús y te diriges hacia el pasaje de Peña, el túnel que conecta la plaza de las Estaciones con el centro de la ciudad, te encuentras un bonito bibelot de diez metros de altura. Para verlo hay que levantar los ojos; si no, puede pasar desapercibido. Es una escultura policromada. Representa a una mujer vestida de rojo que mira por un catalejo. A mí me gusta mucho, aunque me parece un poco kitsch. Seguramente el kitsch sólo esta en mi mirada. La escultura se instaló en 2010 y es obra del artista portugués Baltazar Torres. Según el catálogo en línea del museo de arte moderno y Contemporáneo de Santander, Torres quiso identificar y condensar la esencia del lugar donde se erige, la rampa de Sotileza. 

Santander es la ciudad portuaria que le volvió la espalda a su puerto. Es la ciudad que resurgió dos veces de sus cenizas. Fue enclave del veraneo elegante, culto y cosmopolita. Es a la vez moderna y tradicionalista, elitista y raquera, clasista y aspiracional. Ciudad escenográfica, siempre hermosa y arreglada, disimula su tramoya para asomarse a la bahía más bella del mundo. Todos los lugares comunes recogidos en este libro son espacios físicos y representaciones mentales que forman parte de un repertorio común nos dicen algo acerca de Santander. Cumplen así una de las funciones principales del cliché: nos permiten iniciar una conversación.

lundi 18 mai 2026

Sobre el cuerpo A. Comte-Sponville

Si existiera Dios, todo estaría permitido, ya que todo tendría su recompensa o su castigo, y le correspondería a cada cual asumir sus riesgos. Al contrario, puesto que Dios no existe, puesto que no hay riesgo alguno (o hay exactamente el mismo en tosas las hipótesis: lo que ya no es un riesgo, sino una certeza), yo no puedo permitirme hacer cualquier cosa. Uno tiene su orgullo. En suma: puesto que ya no tenemos religión, nuestra necesidad de moral es absoluta. ¿Acaso les disgusta la palabra? Digamos entonces una Ética. Y lo habremos dicho todo. 172/298

Escrita entre 1978 y 1980, cuando el autor tenía alrededor de veintiséis años, Sobre el cuerpo, su primera obra, es una colección de aforismos y la primera aproximación del autor a los intereses y temas que ha ido desarrollando a lo largo de toda su obra, e incluso a aquellos autores Epicuro, Spinoza, Montaigne y Marx, entre otros que se han convertido en los referentes de su viaje filosófico. Tal como apunta el mismo Comte-Sponville, esta obra «podría llamarse Sobre el alma, pues eso es a lo que aspira, lo que intenta decir: el alma es algo en el hombre que lo supera, la parte más elevada de sí mismo, su grandeza, su verticalidad, su espiritualidad. 

samedi 2 mai 2026

Una dulce venganza J. Jonasson

 Él no tenía ni la menor idea de quién era Adolf y jamás había oído hablar del Imperio Austrohúngaro. Ni falta que le hacía: era el curandero de un pueblo apartado de la sábana africana. Dejó tan pocas huellas en la tierra roja y ferrosa que ya nadie recuerda cómo se llamaba. Era diestro en el arte de la medicina pero, así como él mismo no tenía mayores noticias del resto del mundo, la buena nueva de sus habilidades tampoco llegó más allá del valle donde habitaba. Vivió frugalmente, murió demasiado pronto. Pese a su destreza, no pudo curarse a sí mismo cuando más falta le hizo. Un reducido grupo de pacientes fieles lo lloró y lo echó de menos. El hijo mayor parecía demasiado joven para hacerle el relevo, pero esta era la costumbre desde tiempos  remotos y no había otra opción. 

Victor Svensson, un tipo ambicioso y sin escrúpulos, se casa con la hija de un multimillonario galerista en los últimos momentos de la vida de este. Cuando el hombre fallece, Victor engaña a su mujer y logra hacerse con el negocio y ver colmadas por fin sus ansias de dinero y poder. Sin embargo, la aparición en escena de un hijo bastardo de Victor, fruto de una antigua relación, podría dar al traste con sus planes, y no está dispuesto a permitirlo. A partir de este punto se desarrolla una divertidísima trama de enredos que mezcla de forma asombrosa la realidad de las tribus masáis, la obra de la pintora Irma Stern, la figura de Hitler y el papel del arte en la configuración de su destino y, sobre todo, la sed de venganza de un joven sin nada que perder. Divertido y muy imaginativo.

vendredi 1 mai 2026

La maison vide L. Mauvignier


Fouillé- j'ai fouillé partout où j'étais pour ainsi dire sûr de la retrouver les yeux fermés ; j'ai fouillé partout où j'étais certain qu'elle se cachait, puis dans les endroits où j'étais convaincu que je ne la retrouverais pas mais où je me suis raconté qu'elle avait pu échouer par je ne sais quel coup du hasard, me doutant bien qu'il était impossible qu'elle y soit sans que personne l'y ait mise- et depuis quand aurait-elle atterri là?    Je la revois dans les tiroirs de la commode- c'est par ici qu'il fallait commencer, j'en étais sûr, par dette commode centenaire héritée de mon père, avec son plateau de marbre gris et rose fendu à l'angle supérieur gauche, son triangle presque isocèle qui n'a jamais été perdu et qui reste là, flottant comme un îlot en forme de tarte ou de pizza- mais cassé depuis quand et par qui?- et qui n'a jamais été perdu ni jeté, même si la commode, en un siècle, n'a sans doute pas subi un suel déménagement, ou quelques-uns qu'elle n'aura vécus qu'à l'intérieur de la maison, passant peut-être, traînée par deux saisonniers réquisitionnés pour l'occasion, du rez-de-chaussée au couloir de l'étage pour finir ici, dans la chambre du cérisier,qu'on appelle chambre du cérisier depuis toujours, en sachant que ce toujours a commencé bien avant moi et avant mon père qui lui aussi l'appelait chambre du cérisier - depuis toujours nous a-t-il affirmé, ....

Texte d'imagination...Ce que l'auteur cherche, c'est la Légion d'honneur décernée à son arrière grand- père, à titre posthume, mort en 1916.  En ouvrant une maison familiale depuis trop longtemps abandonnée, un homme va rencontrer, chercher, le passé de sa famille depuis la fin du XIX ème jusqu'à lui. 740 pages pour écrire l'histoire d'une famille à travers ses femmes , Jeanne Marie, Marie Ernestine et Marguerite. Trois destins, trois femmes dans leur époque, soumise à la loi du patriarcat, rêvant de piano , de liberté ou juste de pouvoir et dont l'émancipation pourrait mener à la perte.

C'est  écrit, avec une maitrise impressionnante de la subordonnée . Cependant,  je me serais passée de quelques répétitions qui n'apportent pas grand chose à l'intrigue et qui finissent par lasser.

La destinée de Marie Ernestine, son destin de femme du début du XX ème siècle , à une époque "où l'on ne choisissait pas " est magnifiquement rendue. Elle , la fille dans un monde d'hommes , tous plus décevants les uns que les autres, qui va devenir l'espoir de son père. Et que dire de Marguerite , livrée à elle même , privée d'amour par sa mère. Certains passages sont plus intéressants que d'autres mais on s'ennuie souvent. "c'est extrêmement long et qu'il aurait gagné à être un peu plus ramassé"

jeudi 22 janvier 2026

La douceur de l'eau N. Harris

Une journée entière s'était écoulée depuis que George Walker avait parlé à sa femme. Il s'était enfoncé dans les bois ce matin, à la poursuite d'une bête qui lui échappait depuis l'enfance, et maintenant la nuit tombait. Il avait vu la bête à son réveil avec l'oeil de son esprit et, à la traquer tout le jour, il avait l'impression de vivre une aventure si satisfaisante que l'idée de rentrer lui avait été insupportable. C'était la première fois de ces excursions depuis le début du printemps et, foulant aiguilles de pin et champignons  gorgés de pluies matinales, il venait de déboucher sur un coin de forêt qu'il n'avait pas encore exploré en entier. La bête, il en était certain, se trouvait en permanence sur le point de tomber dans sa ligne de mire. 

À Old Ox, en Géorgie, comme partout dans le pays, la guerre de Sécession vient de connaître ses dernières heures. Prentiss et son frère, Landry, deviennent alors, ainsi que les nombreux esclaves, affranchis. C'est non sans un certain soulagement qu'ils quittent la plantation de Ted Morton et comptent profiter de leur nouvelle liberté. Sans travail et sans argent, ils trouvent refuge au coeur d'une forêt mais, au bout de quelques jours, ils sont surpris par le propriétaire, George Walker, parti à la chasse d'une bête qui lui échappe depuis l'enfance...

Ce soir-là, George n'est pas pressé de rentrer chez lui. Voilà une journée entière qu'il n'a pas parlé à sa femme, Isabelle. Depuis qu'il lui a annoncé que leur fils, Caleb, est mort au combat. Une terrible nouvelle, apportée par August, le meilleur ami de leur fils, que la douleur et le chagrin laissent muets. Sa rencontre avec les deux frères allait, à tout jamais, bouleverser leurs vies...

mardi 30 décembre 2025

Notre Dame de la Alegría A.Rodríguez Fisher

He perdido casi por completo la noción del tiempo. ¿Es enero y una vez más empezamos el año o vamos camino de acabar el viejo? Ni siquiera sé qué día es hoy. ¿Jueves o lunes? ¿23 o 21? ya no soy capaz de echar la cuenta. Y peor aún: tampoco me ayudarían unas simples rayas marcadas en la pared, como las que arañan los presos en sus celdas. Aunque fueran unas rayas torcidas o unos simples palotes. Mis manos no obedecen. Caen desplomadas junto a mi cuerpo, rígidas y mudas. Fueron alas que en giros de vértigo sobrevolaban el papel, los lienzos y la piedra, apresándolo todo hasta convertirlo en arte. Fueron pájaro y ángel. Luz y alegría. ¡Crearon Belleza!

Ana Rodríguez Fischer reconstruye la vida de Maruja Mallo desde la mirada de una paciente inmovilizada en una clínica, atrapada entre la confusión y la memoria. Con un lenguaje evocador e introspectivo, la narración sigue un orden estructurado pero se deja llevar por asociaciones inesperadas, propias del recuerdo.

vendredi 26 décembre 2025

Veiller sur elle J.B. Andrea

Ils sont trente-deux. Trente-deux à habiter encore l'abbaye en ce jour d'automne 1986, au bout d'une route à faire pâlir ceux qui l'empruntent. En mille ans, rien n'a changé. Ni la raideur de la voie ni son vertige. trente-deux coeurs solides, -il faut l'être quand on vit perché au bord du vide- , trente-deux corps qui le furent aussi, dans leur jeunesse. Dans quelques heures, ils seront un de moins.                                                      Les frères forment un cercle autour de celui qui s'en va. Il y a eu bien des cercles, bien des adieux, depuis que la Sacra desse ses murs au-dessus d'eux. Il y a eu bien des moments de grâce, de doutes, de corps arc-boutés contre l'ombre qui vient. Il y a eu et il y aura d'autres départs, ils attendent donc patiemment.

 C'est l'histoire de Mimo et Viola, nés en 1904, deux êtres qui n'auraient jamais du se rencontrer lorsqu'ils avaient treize ans : lui né dans l'indigence, élevé dans l'atelier d'un oncle sculpteur alcoolique ; elle dans la famille la plus puissance de Ligurie. Deux opposés polaires enfermés dans leur corps, elle dans son corps de femme alors qu'elle rêve grand et anticonformiste ; lui souffrant de nanisme alors qu'il entend maitriser les blocs de marbre pour devenir sculpteur. Le roman s'ouvre en 1986. Mimo, au seuil de sa vie dans une abbaye piémontaise où il vit reclus depuis une quarantaine d'années sans avoir prononcé ses voeux, se remémore le fil de sa vie, sa relation singulière avec Viola et l'histoire de son chef d'oeuvre : une mystérieuse statue, troublant quiconque la voyait au point que le Vatican a décidé de la soustraire à la vue de tous. 

Embarquée et enthousiaste au début, je me suis essoufflée bientôt devant trop d'effets, trop de péripéties,trop de revirements. Trop de beuveries, trop de fuites, trop de personnages entrevus , oubliés, revenant brusquement figurer brièvement dans cette fresque ambitieuse, survoltée...et survolée. Peu crédible, le revirement spectaculaire de Mimo refusant soudain les honneurs fascistes après en avoir profité. Peu fondamental son rapport à l'art, noyé dans l'ivresse et la course aux honneurs,aux commandes. Gratuites ou incohérentes, les transformations successives de Viola qui semblait si soucieuse de son intégrité, si solide dans ses orientations. 


jeudi 4 décembre 2025

Jacaranda G. Faye

La guerre! J'ignore pourquoi j'ai répondu "la guerre" quand Sophie, la déléguée qui préparait ma défense au conseil de classe, m'a demandé pour quelles raisons mes résultats du dernier trimestre étaient si catastrophiques. Elle a insisté: "La guerre?"  J'ai répété : "Oui, la guerre." Je n'allais quand même pas avouer que je n'avais rien foutu, que j'étais un tire-au-flanc qui passait son temps à rêvasser et à écouter du rock. Il fallait une explication convaincante, impossible à vérifier, et qui puisse émouvoir le conseil de classe. J'aurais pu prendre l'excuse de la maladie grave, du cancer ou de l'insuffisance cardiaque, mais il aurait fallu fournir des justificatifs médicaux; ou raconter que mes parents s'étaient récemment séparés, mais c'était le cas de la moitié des élèves du bahut et ça ne les empêchait pas d'avoir des notes convenables. 

Huit ans après Petit Pays, son deuxième roman, Jacaranda, raconte comment une société se reconstruit après l’indicible d’un génocide : que fait-on de la violence, des envies de vengeance ? Comment faire société alors que les victimes vivent à côté de leurs bourreaux ?  En 1994, Milan le narrateur a douze ans et se heurte sans comprendre au mutisme de sa mère qui, s'étant toujours soigneusement gardée d'évoquer son passé et son pays d'origine depuis son arrivée en France une vingtaine d'années plus tôt, se referme plus que jamais lorsque le génocide fait malgré tout effraction chez eux par le biais des médias. Dès lors et pendant ce qui durera une bonne partie de sa vie, Milan n'aura de cesse de comprendre les raisons du silence maternel. A mesure de ses séjours au Rwanda, le jeune homme passe progressivement d'une posture d'étranger que tout surprend, voire rebute, et qui lui vaut d'être traité en muzungu, autrement dit en Blanc malgré son teint métissé, à celle d'un véritable enfant du pays, aux attaches suffisamment puissantes pour qu'il n'ait plus envie de repartir et fasse sien le combat des habitants pour leur avenir.


lundi 1 décembre 2025

La vida perra de Juanita Narboni A.Vázquez


Cada día me cuesta más trabajo ponerme las medias. Si tuviera ocasión y pudiera ir a Madrid, me compraría un abriguito de entretiempo. Estas cosas, indudablemente, son michelines. ¡Tócate bien, Juani! Michelines...¡Quién te lo iba a decir! Yo que siempre creí que eso era un anuncio. ¡Y pensar que aún no hace diez años yo era una mujer delgada! Delgada, delgadísima. "Patas de alambre" me llamaban las niñas en la escuela. Sobre todo aquella hija de puta de la nieta de madame Naudy. ¡Bien muerta está! Echo de menos los altavoces. Con este levante no creo que aparezca nadie por aquí. ¿ Qué habrá sido de Rina Ketty? Cantaba Sombreros y mantillas de morir. Ése es el hijo de Cecilia. Parece mentira.

La vida perra de Juanita Narboni es un largo monólogo en el que se intercalan extractos de conversaciones de todo quisque con quien se va cruzando la protagonista, así como las impresiones que le suscitan. Juanita vive atormentada, presa de un resentimiento que la consume. En sus pensamientos, Juanita arremete contra todo hijo de vecino, aunque de puertas afuera guarda las apariencias y trata de ser una ciudadana ejemplar. Se debate entre el conservadurismo en que ha sido educada y lo moderno representado en su hermana, ese chocho loco, como la llama no pocas veces, y sólo en el cine parece encontrar un mínimo respiro, cierta liberación. Por momentos la novela se hace pesada, pero no es esa pesadez propia del tedio o del desinterés: es que Juanita Narboni es pesada, es muy pesada. Leído 82/318

dimanche 30 novembre 2025

Tierra de empusas O.Tokarczuk

Tapan la vista fumaradas de vapor de la locomotora que ahora se desplazan por el andén. Hay que mirar por debajo de ellas para verlo todo, hay que dejarse cegar durante un instante por la niebla gris hasta que la vista, tras superar esa prueba, se vuelva aguda, penetrante y omnividente.

Veremos entonces las losas del andén, unos cuadrados ribeteados por tallos de endebles plantitas, un espacio que quiere mantener a toda costa el orden y la simetría. Al poco, aparece en ellas un zapato izquierdo, marrón de piel, no precisamente nuevo, e inmediatamente se le une el otro, el derecho; este parece incluso más castigado: su punta está un poco gastada, en la superficie del cuero se advierten unas pequeñas manchas más claras. Los zapatos permanecen un rato indecisos y, luego, el izquierdo se pone en marcha.

En el verano de 1913, Miecysław Wojnicz, un joven polaco estudiante de ingeniería, llega a Görbersdorf, una pequeña localidad en Baja Silesia, en busca de aire puro y la promesa de una cura para su tuberculosis. Alojado en la pensión para caballeros de Wilhelm Opitz, a la espera de una plaza en el sanatorio, se encuentra con un microcosmos donde la enfermedad no es el único mal que acecha. Entre el crujido de los suelos de madera y el murmullo de las conversaciones nocturnas, Wojnicz se enfrenta a un entorno donde la vida y la muerte conviven con una naturalidad inquietante. Las empusas son criaturas fantásticas del folclore griego antiguo, son demonios femeninos ávidamente seductores, Las fuentes principales donde se mencionan a las empusas son Aristófanes y Filóstrato. Tokarczuk posee un dominio del lenguaje que resulta casi hechizante, especialmente en los primeros capítulos, donde las descripciones alcanzan un nivel de precisión y belleza que no son sencillos de encontrar. Las conversaciones entre los personajes tienen un peso fundamental en la construcción de la novela. No se trata de simple intercambio de información, más bien funcionan como pequeños ensayos encubiertos, donde se confrontan ideas, visiones del mundo y conflictos generacionales. Final sorprende.

lundi 27 octobre 2025

Los días del Cáucaso Banine

A diferencia de ciertas personas dignas, nacidas en familias pobres, pero que eran familias "bien", yo nací en el seno de una familia que no era para nada una familia "bien", pero sí era muy rica. Tanto que resultaría escandaloso de no ser por el hecho deplorable, pero justo, de que dejó de serlo hace ya muchos años, "y, ¿por qué su familia no era una familia "bien"? , me preguntarán quizá con amabilidad, comentario este que implicaría cierto interés hacia mi persona. Pues bien, porque, por un lado, mi familia solo es capaz de remontarse en su estirpe hasta mi bisabuelo, que respondía al bonito nombre de Asadulá, que significa "amado por Alá ", un nombre predestinado porque, campesino de nacimiento, mi antepasado murió millonario gracias al petróleo que brotó de su campo sembrado de piedras entre las que pastaba -no se sabe qué- su rebaño de ovejas.

Banine es el pseudónimo de la escritora azerí Umm El-Banu Äsâdullayeva (1905-1992) que escribió su obra en francés.
Un libro autobiográfico que refleja componer la vida de una musulmana a principios del siglo pasado en su país Azerbaiyán. Banine fue una rica heredera de ese país debido a que su bisabuelo encontró petróleo, aún viniendo de una familia acomodada su familia era poco refinada al tratarse de nuevos ricos, así que ella nos va contando cómo fue criarse en el seno de esa familia y como perdieron casi todo su dinero cuando su país paso a formar parte de  una de las repúblicas de  la Unión Soviética.

mardi 21 octobre 2025

L e royaume désuni J.Coe


Il y avait si peu de monde dans le hall des arrivées  de l'aéroport de Vienne que Lorna n'eut aucun mal à la repérer, bien que ce soit la première fois qu'elles se rencontraient. Elle avait des cheuveux bruns et courts, une silhouette juvénile et des yeux marron qui s'éclairèrent quand Lorna passa la tête derrière le gigantesque étui de son instrument et dit: " Susanne, c'est bien ça?  _Bonjour, répondit cette dernière en étirant le mot avec un accent chantant, et puis, après un instant d'hésitation, elle serra Lorna dans ses bras en guise de bienvenue. On a encore le droit de faire, hein? _Bien sûr qu'on a le droit. _ Je suis tellement contente que tu sois enfin là.  _Moi aussi. ", lui retourna Lorna, par automatisme. Mais c'était la vérité.  "Le vol s'est bien passé? _Très bien. Pas grand monde. _J'ai pris ma voiture." Elle regarda avec une appréhension soudaine l'étui d'un noir luisant qui contenait la contrebasse de Lorna, et ajouta: "J'espère qu'elle sera assez grande."

Nous suivons la famille Lamb de 1945 à 2021, autour de sept événements marquants qui font communion et donnent le sentiment d'appartenir à une nation commune : des discours mythiques ( de Churchill, du roi Georges V pour célébrer la victoire majuscule du 8 mai 1945 ), des épisodes liés à la famille royale ( couronnement d'Elisabeth II en 1953, mariage de Charles et Diana en 1981, mort de cette dernière en 1997 ) ou sportif ( sacre de l'équipe anglaise à la coupe du monde de 1966 ). L'auteur radiographie une société anglaise qui s'effrite au fil des années: la dynamique Mary comme coeur central : son mari taiseux qui se révèle xénophobe, leurs fils si différents, de Jack le nationaliste tory pro-Brexit à Martin libéral europhile convaincu ou Peter, le musicien qui découvre son homosexualité sur le tard, entre autres parmi la trentaine de personnages qui peuplent ce roman. Quatre générations dont les succès, les mésaventures et les divisions reflètent les changements post Deuxième guerre mondiale. Les passages les plus drôles du roman sont liés à la question européenne avec en son coeur la Guerre du chocolat qui durant une trentaine d'années a opposé les lobbystes britanniques à la Commission européenne qui interdit l'importation de chocolat britannique ( Cadbury en tête ) en provenance du Royaume-Uni jusqu'en 2003, refusant de le considérer comme du chocolat à cause de son adjonction de matières grasses végétales. Les joutes de la commission européenne autour de la question de l'étiquetage donnent lieu à un compte-rendu aussi savoureux que cocasse.

mercredi 10 septembre 2025

Un faccioso más y algunos frailes menos B.Pérez Galdós

El 16 de octubre de aquel año( y los lectores del libro precedente saben muy bien qué año era) fue un día que la historia no puede clasificar entre los desgraciados  ni tampoco entre los felices, por haber ocurrido en él, juntamente con sucesos prósperos de esos que traen regocijo y bienestar a las naciones, otros muy lamentables  que de seguro habrían afligido a todo el género humano si éste hubiera tenido noticia de ellos.  No sabemos, pues, si batir palmas y cantar victoria  o llorar a lágrima viva, porque si bien es cierto que en aquel día terminó para siempre el aborrecido poder de Calomarde, también lo es que nuestro buen amigo  don Benigno padeció un accidente que puso en gran peligro su preciosa existencia.

Décima y última entrega de la Segunda Serie de los Episodios nacionales, el título alude, por una parte, a Carlos María Isidro, a quien se calificaba de «faccioso» por sus conspiraciones para conseguir el trono de España que su hermano moribundo, Fernando VII, dejaba por pragmática sanción a su hija, la princesa Isabel; por otra, se hace referencia a la matanza de jesuitas del verano de 1834, a los que de forma absurda se imputaba la responsabilidad de la epidemia de cólera que asolaba Madrid. Iniciando su acción en La Granja de San Ildefonso a finales de 1832, tras la destitución del ministro Calomarde, la novela transcurre en el último año de reinado de Fernando VII, el comienzo de la guerra carlista y los primeros pasos de la regencia de María Cristina de Borbón-Dos Sicilias. También se describen los últimos días y la muerte de aquel «aciago monarca», que fue el Deseado para unos y el rey Felón para otros, dándole consistencia trágica a la «España escindida», cimentando las “dos Españas”, y dejando como legado una guerra civil.

El drama histórico se entreteje con el desenlace folletinesco de los principales protagonistas de esta segunda serie de los Episodios: el liberal Salvador Monsalud y el carlista Carlos Navarro, alias ‘Garrote’, y su mujer, Jenara Baraona; además de «la señorita Soledad» (“Sola” o “Solita”), hija de Gil de la Cuadra; y Benigno Cordero; y el telón final del toque melodramático que aporta Fermina Monsalud, madre de Salvador, al desvelar su secreto. 

Galdós dio por concluidos aquí los Episodios Nacionales, pero más tarde, a partir de 1898 retomaría la tarea en una tercera serie.

lundi 11 août 2025

La península de las casas vacias D.Uclés

Odisto iba a tener un hijo. Con cada parto, en Jándula, un aire solano sacudía con furia los árboles. Aquella noche primaveral de 1936 el viento destemplado arrastró mucha tierra y cubrió de polvo las hojas de los chopos de las riberas. Aunque a simple vista no pudo apreciarse, los árboles, de hojas asfixiadas, se curvaron lentamente hacia el agua hasta remojar las copas. Odisto paseaba bajo aquel dosel terminando de roer el hueso de un albaricoque, tan absorto que no percibió siquiera que la vereda había perdido el resplandor nocturno del cielo. Los partos le abducían el espíritu. Entre abortos y niños nacidos sin pulso, tanto él como su mujer, María, habían presenciado más muerte que vida. dicho así parece como si el matrimonio no hubiera podido engendrar descendencia. Nada más lejos de la realidad: el hijo que esperaban iba a ser el octavo.

De entrada el libro ha sido tan alabado y el autor es tan simpático en las entrevistas que te dan ganas de no demorar la lectura del tocho de 700 págs. Y bueno, dos semanas después, mi balance es mitigado. Bien por escribir un relato sobre la Guerra Civil, tan necesario par que nuestros jóvenes sean conocedoress de los hechos tan terribles. Bien al principio eso que se ha llamado realismo mágico del que claramente se abusa y de la sacrosanta presencia de un Narrador que interrumpe demasiado el relato. A partir de las 400 págs cuesta acabar, se me hizo laaargo y estaba deseando llegar al final. Pero, que se critique el libro porque el autor toma partido me parece una tontada, es ficción no un trabajo científico sobre la Guerra Civil. En suma un bonito homenaje a su familia, bien documentado.