Affichage des articles dont le libellé est Iran. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Iran. Afficher tous les articles

lundi 20 octobre 2025

Un simple accidente J.Panahi


2025 Irán, Luxemburgo, Francia 105 min Drama Dirección Jafar Panahi Con Ebrahim Azizi, MadjidPanahi, Vahid Mobasseri, Mariam Afshari, Hadis Pakbaten, Delmaz Najafi, George Hashemzadeh,                                                                                   
Es de noche en carretera. Una familia transita con su coche: padre, madre e hija. De repente, sin quererlo, el padre atropella a un perro. Y la niña le recrimina. Con este «simple accidente», que funciona como detonante, Jafar Panahi construye una pequeña pero potente historia de odio y venganza. El punto de giro tiene lugar cuando el padre, Eghbal, acude a un taller para arreglar el auto y el dueño del establecimiento, Vahid, lo reconoce como uno de sus torturadores de años atrás.                                            Panahi, vuelve a plasmar una historia de crítica social y política, reflejo del estado de su sociedad natal. Con su estilo neorrealista iraní, muestra una historia concreta que, como él mismo comenta, nace de su segunda encarcelación. Al salir de la cárcel, sintió la necesidad de hacer una película para las personas que había conocido entre rejas. Pero que, a la vez, podría ser la de miles de transeúntes que pasean por las calles de su país.

A modo de metáfora, al espectador se le plantean reflexiones muy interesantes y profundas sobre tomar la justicia por tu mano, sobre la posible clemencia o no, sobre el convivir con la rabia de hechos muy fuertes sucedidos anteriormente, sobre la fragilidad del ser humano, sobre el sentimiento de humanidad. No es una película que te posiciona con una conclusión clara, sino que interpela, con un magistral final abierto. Y es que parece que los protagonistas se preocupan por su futuro: qué modelo de sociedad quieren construir. La historia atrapa desde el principio por su narración, que combina el drama con el suspense, con puntos de comedia de humor absurdo, como es la vida misma. Su fotografía, como siempre, cercana al documental. Los actores no defraudan, cada uno interpretando diferentes personalidades, todos torturados en el pasado por Eghbal.

Película, rodada en Teherán, pero en la clandestinidad, se alzó con la Palma de Oro en el Festival de Cannes. Además, Un simple accidente ha sido la elegida por Francia para representarla en la carrera hacia el Oscar 2026 en la categoría de mejor película internacional.

mardi 12 août 2025

Mi postre favorito M.Moghadam/B.Sanaeeha

2024 Irán Drama 96 min Dirección Maryam Moghadam y Bethtash Sanaeeha Con Lili Farhadpour, Esmaeel Mehrabi, Mohammad Heidari, Melika Pazouki.

Mahin de 70 años, vive sola en Teherán desde que murió su marido y su hija se mudó a Europa. Desde su independencia, Mahin se sienta sola y anhela encontrar un compañero. En esa búsqueda conoce un día a un taxista soltero llamado Faramarz con el que empieza una relación amorosa.

Los dos personajes son encantadores, personas buenas que se sienten bien el uno con el otro. En poco tiempo conoceremos los deseos de una y del otro y los puntos en común que pueden tener. Resulta muy recomendable porque consiguen una comunicación sincera y los diálogos resultan muy naturales de tal modo que pueden conectar con cualquier personas. También interesan por tener mujeres de 70 años como protagonistas con deseo y capacidad de acción y por tener hombres buenos que no suponen amenaza para ellas. De cualquier modo, interesa también porque rezuma humanidad y también se permite un guión atrevido que consigue que pueda pasar cualquier cosa.

mercredi 11 décembre 2024

Mémoires captives A. Nafisi

Je me suis souvent demandé ce qui, dans le récit que ma mère faisait de sa rencontre avec son premier mari, était le pur produit de son imagination. Sans les photographies, j'aurais même douté de l'existence de cet homme. Une amie me dit un jour que ma mère opposait une "admirable résistance"à ce qu'elle ne voulait pas, et comme il y avait tant de choses qu'elle ne voulait pas, elle inventait des histoires sur elle-même auxquelles elle finissait pas croire si fermement que nous doutions de nos propres certitudes. 

Azar NAFISI relate les différents évènements qui ont façonné sa vie et son pays, l'Iran. Depuis sa plus tendre enfance jusqu'à son installation définitive aux Etats-Unis, l'auteure porte un regard lucide et philosophe sur sa famille et le contexte dans lequel elle a évolué. Et ils sont rares les témoignages sans langue de bois, qui parviennent à maintenir le juste équilibre entre récit familial et témoignage géopolitique. Ainsi, la fille de l'ancien maire de Téhéran ne cache jamais ses relations houleuses avec sa mère, personnalité complexe, sombre et perpétuellement insatisfaite. Elle ne place pas sous silence non plus les difficiles années où son père a été emprisonné par les sbires du Shah ou encore la difficulté d'enseigner dans les universités encadrées par les mollahs. On retrouve dans cet ouvrage le sens du récit et la forte densité de réflexion qui ont marqué "Lire Lolita à Téhéran", et on ne peut qu'y adhérer. 


dimanche 17 novembre 2024

Dentelles et tchador A. Arefi

Août 2005, Roissy-Charles-de-Gaulle, je suis tout excité. J'emprunte la passerelle qui me conduit vers l'Airbus A330 d'Air France. Destination: Iran, pays des mollahs, Après vingt et une années en France, j'ai décidé de changer d'air et de m'installer dans le pays d'origine de mes parents pour y exercer le métier de journaliste. Non que je n'aime pas la vie parisienne, mais le métro-boulot-dodo a eu pour un temps raison de moi. J'ai besoin de connaître d'autres émotions. Or, mes parents, mes amis, tous sont inquiets pour moi. C'est peu dire. Les Iraniens viennent d'élire au poste de président de la République Mahmoud Ahmadinejad, ultra-conservateur parmi les conservateurs. Personne ne l'attendait à pareille fête, moi le premier . Attention, on ne rigole plus.

Tout jeune journaliste, Armin a décidé de passer deux ans dans son pays d'origine pour y côtoyer la population. Il en résulte un récit de ses aventures et de ses rencontres avec la jeunesse dorée de Téhéran, des milieux ouvriers, ruraux, populaires, étudiants, intellectuels, des soutiens du régime, des opposants et évidemment à quelques reprises les autorités. Cette fresque donne une image contrastée de la société iranienne qui dévoile une complexité que l'on imagine aisément mais que l'on ne nous montre pas. L'on regrettera seulement le fait que cet ouvrage donne le sentiment d'une oeuvre de jeunesse un peu naïve et répétitive.

mardi 22 octobre 2024

La cage dorée S.Ebadi

 

La première chose dont je me souvienne, c'est le parfum du thé venu du haut du poêle que je n'arrivais pas à atteindre. L'eau qui bouillait dans la théière en fer pansue, puis les mains de Simin qui attrapaient vivement le pot le plus petit du meuble, au-dessus de ma tête.  - Shirin joon, pousse -toi que je ne fasse pas tomber quelque chose. D'autres mains m'écartaient, tandis que Simin ouvrait la boîte de thé. Uniquement les pointes, la partie la meilleure de la feuille. Quelques cuillerées tout au plus, puis l'eau brûlante. Je regardais fascinée, l'odorante fumée qui se libérait. Simin déposait avec précaution le petit pot sur le grand, encore à demi rempli d'eau, et le tout chauffait à feu doux. 

Roman autobiographique qui raconte au fil des ans l'histoire de la famille de Simin et Hossein, leurs enfants don tPari, la meillure amie de Shirin. La politique, les divergences d'opinion,tous sont enfermés dans leurs opinions, politique, religieux, ou social ; certains partiront mais garderons le souvenir du pays, dont le frère ainé de Pari, ancien colonel, devenu boulanger aux Etats Unis. 


samedi 28 septembre 2024

Les Graines du figuier sauvage M. Rasoulof

Alemania 2024 Drama 168 min Dirección Mohammad Rasoulof Con Missagh Zareh, Soheila Golestani, Mahsa Rostami, Setareh Maleki, Niousha Akhshi, Reza Akhlaghirad, Shiva Ordooie

En 2022, Iman est fonctionnaire et promu juge au tribunal révolutionnaire de Téhéran. Tandis que sa femme se réjouit de cette promotion, promesse d'un plus bel appartement, la révolution "Femmes, vie, liberté" éclate dans la rue. Les deux filles du couple, collégiennes et lycéennes, recluses à la maison, suivent l'élan de liberté et la violence de la répression via des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Ce huis clos familial dans un appartement, qui raconte l'histoire d'un pays tout entier, bascule ensuite dans un thriller, voire un western. Magnifique


mardi 25 juin 2024

Tatami Zar Amir Ebrahimi Guy Nattiv

2023 USA Georgia Drama 105 min Dirección Zar Amir Ebrahimi y Guy Nattiv Con Arienne Mandi
Zar Amir Ebrahimi, Jaime Ray Newman, Ash Goldeh.

El film está inspirado en los casos de las iraníes Sadaf Khadem –boxeadora– y Kimia Alizadeh –taekwondista–, que desafiaron al régimen de su país y solicitaron asilo mientras competían fuera de Irán. Zar Amir Ebrahimi (actriz iraní) y Guy Nattiv (director israeli) dirigen al alimón este intenso thriller, deportivo, político y feminista a partes iguales. Amir Ebrahimi, además de codirigir el film, interpreta a Maryam Ghanbari, la entrenadora de la judoca iraní Leila Hosseini (interpretada por Arienne Mandi), que vive uno de los momentos más importantes de su carrera al participar en el campeonato mundial de judo que se celebra en Tiflis. Leila, que compite en la categoría de hasta 60 kg, es una mujer que está en su mejor momento, pero las cosas se torcerán cuando su entrenadora reciba una llamada presionándola para que la luchadora abandone el campeonato. Ni la Federación Nacional de judo ni el régimen iraní podrían tolerar un enfrentamiento de Leila con la judoca israelí y el consecuente deshonor que supondría una posible derrota, así que intentarán a toda costa evitar que Leila llegue hasta la final. El secuestro de sus padres, las amenazas y los chantajes se convertirán en la espada de Damocles de la protagonista, que tendrá que decidir entre pelear por alcanzar su sueño (arriesgando incluso la vida de familiares y seres queridos) o acatar las injustas imposiciones del régimen retirándose del mundial.

Filmada en un impecable blanco y negro, la puesta en escena, la tensión in crescendo, el ritmo trepidante de la parte central del film y sus combates, el uso de la steadycam en los planos secuencia, un sólido guion y unas buenas interpretaciones hacen de ella una película notable; si bien un excesivo e innecesario subrayado final de su mensaje político empaña ligeramente sus logros.

mercredi 12 juin 2024

L'Iran, une puissance en mouvement T. Coville

La République islamique d'Irana souvent été perçue comme un accident de l'histoire, la mise en place d'un système politique théocratique à la fin du XXè siècle étant à priori une négation  de tout ce qui devait fonder la modernité d'unb pays. Cette vision néglige évidemment les cheminements historiques qui ont conduit à une telle situation.Le premier rappel pour comprendre ce pays consiste à insister sur la force du nationalisme. Il existe en Iran une perception, commune à toute la population, que ce pays est l`héritage d'une identité nationale forte construite sur plusieurs milliers d'années. Autre élement à conserver en mémoire: le traumatisme qu'a représenté la situation de quasi colonisation de la Perse au XIX è siècle par l'Angleterre et la Russie. Le refus de la dépendance étrangère est d'ailleurs l'un des facteurs qui a conduit à la révolution islamique de 1979, résultat de dynamiques politiques et sociales puissantes.
L’auteur pose une question qui pourrait sembler superflue à beaucoup d’Occidentaux, tant la réponse leur semble évidente : la République islamiste (instaurée en 1979) est-elle une théocratie ? Pourtant sa réponse n’est pas catégorique ; c’est un « oui, mais ».

mercredi 28 février 2024

Manuscritos persas en la Biblioteca Nacional de España

La exposición se articula en torno al manuscrito Criaturas maravillosas y seres prodigiosos (Cosmografía). El texto original fue realizado por Zakariya Qazviní en árabe. Posteriormente escribió esta versión en persa en el año 678 de la Hégira (1280 d. C.), y se tradujo a varios idiomas. La copia expuesta (Res/273), que compró el Estado para la BNE en 1993, fue escrita por Shahverdi Kermani el 25 del mes de Safar del año 1071 de la Hégira [i.e. el 30 de octubre de 1660]. El texto es una cosmología persa que describe las distintas esferas del universo y que indaga las maravillas de la creación a partir de la cosmovisión iraní antigua. Profusamente iluminado, destaca por sus bellas miniaturas de figuras humanas, fauna y flora muy variada y seres prodigiosos. Criaturas extrañas, cuerpos celestiales, constelaciones y ángeles se mezclan con meteoritos o vientos a partir de los cuatro elementos: fuego, aire, agua y tierra.


Los manuscritos persas en la BNE llaman la atención por su variedad. Entre las obras literarias más relevantes se encuentran las de algunos de los autores persas más significativos, como Sa’di Shirazí, Hafez Shirazí y Sa’eb Tabrizí, tanto en verso como en prosa poética. Otras obras tratan sobre cuestiones religiosas y éticas, como el Corán, la historia de los Profetas y la Ética de Mohseni. Además, se incluyen tres diccionarios: uno persa-italiano; otro persa-turco, cuya segunda parte es un libro sobre métrica y reglas de rima en la poesía persa, y el Dastur al-Amal, un diccionario de expresiones empleadas en persa con ejemplos exclusivamente en verso. Por último, de tema histórico es el manuscrito de Historia de Mo'yam, así como un álbum de cartas históricas

jeudi 22 février 2024

Pour que je m'aime encore M. Madjidi

Adolescente, j'étais franchement laide. Une tête épouvantable. Mes cheveux frisés, épais, bouclés formaient une boule compacte sur ma tête, si compacte que le vent ne pouvait y pénétrer pour les soulever comme à la télé dans les publicités pour shampoing. Quand une de ces publicités passait, j'étais subjuguée et mes yeux envieux suivaient la danse des cheveux légers et doux qui glissaient entre les doigts comme de la soie ou du satin. Les miens formaient un casque inébranlable, invincible, aussi solide que les casques romains. Pour m'arracher un cheveu, il fallait tirer très fort. 

Ce qui frappe dès les premières pages, ce sont la spontanéité, la drôlerie et l'énergie avec laquelle Maryam Madjidi raconte son adolescence à Drancy et ses déboires corporels liés à sa tignasse ingérable, son monosourcil « barre de shit », sa pilosité envahissante, caractéristiques héritées de ses origines iraniennes. C'est rare de voir décrit le temps flottant de l'adolescence avec autant de justesse, d'autant plus qu'il y a peu de récit qui s'empare du féminin en banlieue. On rit beaucoup, mais derrière la cocasserie des anecdotes, émergent la profondeur et la subtilité à dire l'horreur ordinaire du déterminisme social vécu à hauteur d'enfant, notamment avec l'épisode, terrible, de la classe de neige où la jeune Maryam débarque sans avoir la tenue adéquate.

Maryam veut être comme les autres, elle ne veut plus de cette différence qui « dégage sa sale odeur », en permanence. Elle refuse ses origines, la culture de ses parents, sa pauvreté, sa banlieue. Elle ne rêve que de passer le périph'. Elle veut s'approprier son destin, s'ancrer dans la culture occidentale. Et pour prendre l'ascenseur social, elle fait le choix de l'école républicaine. Et c'est là que ça fait mal. L'auteure dénonce avec beaucoup d'énergie et de colère les failles du système scolaire français : dans les ZEP où se déploie une galerie effarante de professeurs dépassés ( « les guerriers vaincus » et les « guerriers fous » ).
Et puis, il y a les pages glaçantes des trois semaines d'hypokhâgne à Fénelon, avant de capituler face à l'impossibilité de rattraper dix ans de scolarité en banlieue, sidérée de se voir éjectée du « gâteau de l'élite » alors qu'elle pensait y avoir droit au nom de l'égalité des chances et de ses excellents résultats précédents. Un récit authentique, clairvoyant sans superficialité, parfaitement équilibré entre colère et mélancolie, humour et gravité, qui touche et fait réfléchir.

mercredi 1 novembre 2023

L'usure d'un monde F.H.Désérable

 -Monsieur Désérable? Je n'ai pas pour habitude de filtrer les appels des nuéros inconnus. Il y a, dans l'inconnu, une part de mystère qui demande à être élucidée. Même si le plus souvent le mystère est un démarcheur téléphonique ou un emmerdeur dans le genre, quand sur l'écran de mon téléphone s'affiche un numéro inconnu, je décroche. - Bonjour, c'est le centre de crise du ministère des Affaires étrangères. Vous avez informé l'Ambassade de France d'un projet de voyage en Iran. Je vous le dis tout net: renoncez-y. Il est formellement déconseillé de se rendre en Iran. Nous avons placé tout le territoire en zone rouge, il n'y a quasiment plus de Framçais sur place. Ceux qui y sont encoresont en train de rentrer, et ceux qui ne rentrent pas, c'est qu'ils sont en prison. A l'heure où je vous parle, nous avons plusieurs de nos compatriotes sous les verrous. Le risque d'arrestation et de détention arbitraire est très élevé, vous m'entendez, très, très élevé.

Il est quand même parti fin 2022 suivre les traces de Nicolas Bouvier qui avait fait le même trajet dans les années 50. Teheran, Qom, Kashan, Isfahan et l'ascension au mont Soffreh; Chiraz, son jardin d'Eram, son bazar et Hafez. L'occasion de mentionner les grands poètes iraniens: Ferdowsy, Saadi, Nizami, Rumi, Djadi, Yadollah Royai, Sohrab Sepehi, Forough Farrokhzad, et le jeune auteur compositeur de la chanson Baroye, Shervin Hajipour.
De Chiraz il continue à Abaghou et son cyprès millénaire; Yazs, Kerman, Bam et le désert de Lout; Keshit et le désert oasis de Zahedan, retour à Téheran en train, 22 heures de voyage en train. Finalement il va à Tabriz et se fait arrèter à Saqquez par les Gardiens de la révolution.
 


vendredi 28 juillet 2023

Aria N. Hozar

Allongée sur une pile de tapis, Mehri ouvrit les yeux “Est-ce-qu’il ressemble à son père?” demanda-t-elle. Le vieil homme Karimi tenait le bébé. “Elle en sait pas”, chuchota-t-il en se tournant vers sa femme. “Elle le sent”, répondit Fariba en jetant un coup d’oeil à Mehri. Fariba était beaucoup plus jeune que son mari, et l’unique amie de Mehri. “Moi, je vois bien qu’elle ne sait pas, insista Karimi. Ne dis rien. As-tu bien massé le bébé comme je t’ai montré? - “Oui, oui” Il frotta la poitrine et le dos du nouveau-né. “Dans quel pétrin on est allés se fourrer?” s’interrogea Fariba “Continue à frotter”. Elle prit un morceau de viande dans la glacière et le déposa dans une poêle. “C’est pour la mère. Pas pour toi”, lança t-elle à son mari.

De ses premiers pas dans les quartiers Sud de Téhéran aux grilles du très chic lycée Razi, trois figures maternelles façonneront l'existence de l'indomptable Aria : la cruelle Zahra — femme de Behrouz —, la riche veuve Ferdowsi et la mystérieuse Mehri. Une saga portée par une héroïne dont le destin s'entremêle à celui de l'Iran pris dans la tourmente de la Révolution.

 

samedi 3 juin 2023

Los osos no existen J.Panahi

2022 IránDrama-metaficción, Irán, 107 min. Dirección y guion: Jafar Panahi. Fotografía: Amin Jaferi. Intérpretes: Jafar Panahi, Mina Kavani, Naser Hashemi, Vahid Mobasheri. 

Panahi labora un complejo metatexto que se interroga sobre las consecuencias fatales que pueden derivarse de crear una imagen, por muy nobles que sean las intenciones que la generan. Combinando el rodaje de una docuficción que dirige a distancia con su periplo vital en una aldea cercana a Turquía. Dos historias de amor paralelas en las que las parejas se ven frustradas por obstáculos ocultos e inevitables, la fuerza de la superstición y la mecánica del poder.

vendredi 13 janvier 2023

Holy Spider A. Abbasi

Dinamarca, Alemania, Francia, Suecia 2022 ‧ Drama/Crimen ‧ 1h 55m Dirigida por Ali Abbasi Con Zar Amir, Ebrahimi, Mehdi Baiestani, Arash Ashtiani, Nima Akbamour, Sara Fazilat, Sima Seved, Alice Rahimi, M. Ali Nazarian.
 
Quizá es una manera inusual de describir esta historia oscura y perturbadora, inspirada en un hecho real, pero Ali Abbasi nunca olvida que las películas deben ser divertidas. Su nuevo thriller, ambientado en Irán es interesante, aterrador y contiene dos interpretaciones extraordinarias: las de Zar Amir Ebrahimi  y Mehdi Bajestani, que interpreta al asesino de prostitutas que cree que le está haciendo un favor a su sagrada ciudad de Mashhad.
La protagonista femenina es una periodista que viene directamente de Teherán y que es obligada a luchar por cada minuto de su vida, hasta cuando intenta reservar una habitación de hotel. Aparentemente, la violencia puede ser perdonada si hay una “razón” para ello, y no puedes culpar a un hombre de familia decente por intentar salvar a sus hijos de la presencia de una mujer “corrupta”. Lo interesante de Holy Spider es que Abbasi las muestra. Esas mujeres, no solo víctimas anónimas, tienen diferentes personalidades, dificultades y perspectivas de la profesión que —a ojos de muchos— se han representado como “sin valor”. Una vez más, y quién sabe si algún día cambiará, las mujeres son el origen del mal y deben ser desechadas con discreción. No sus clientes violentos, ni sus acusadores, ni sus asesinos. Siempre es culpa suya y las calles deben ser purgadas de la depravación.

lundi 12 septembre 2022

Arbain

Exposición fotográfica sobre los ritos y ceremonias que rodean la peregrinación de Arbain, en la galería de arte Ulmacarisa.

La exposición narra en imágenes la marcha de los peregrinos que desde la ciudad de Nayaf se dirigen a pie a Karbala así como los servicios que desinteresadamente se le ofrecen a los caminantes. Consta de una treintena de fotografías cada una de las cuales muestra una escena concreta de esta peregrinación.

La ceremonia de Arbaín es una de las congregaciones religiosas más grandes del mundo. El asesor cultural de la República Islámica de Irán, Mohamad Mahdi Ahmadi “Esperamos que esta exposición de arte pueda ayudar a la gente de España a conocer este ritual religioso y cultural”, señaló.

El embajador iraní en España, Hasan Qashqavi, también destacó la importancia de la caminata multitudinaria de Arbaín para los fieles musulmanes de Irán. En los últimos años, Arbaín ha reunido a más de 20 millones de peregrinos de muchos países, que además de Irak se efectúa en Irán, Baréin y El Líbano.


 

vendredi 24 juin 2022

La loi de Téhéran S. Roustavi

Iran 2019 Thriller 131 min. Le titre en persan Metri Shesh Va Nim fait référence aux 6,5 millions de consommateurs de crack en Iran Réalisation et scénario:  Saeed Roustavi Interprètes:  Ali Bagheri, Farhad Aslami, Houman Kiai, Maziar Seyedi, Navid Mohammadzadeh, Parinaz Izadyar, Peyman Moaadi.

« Ces dernières années, la toxicomanie a changé de visage en Iran, explique Roustayi dans le dossier de presse du film. Elle est sortie de la clandestinité pour se révéler au grand jour. De plus en plus de toxicomanes sont visibles dans la rue. » En cause ? La misère de nombreux Iraniens, victimes chroniques des sanctions économiques imposées par les États-Unis et des crises sociales à répétition, l’explosion de la production de drogue en provenance du plus gros producteur du monde, l’Afghanistan (avec lequel l’Iran a une frontière commune), et l’arrivée du crack, abordable et particulièrement addictif. Dans La Loi de Téhéran, cela donne des scènes ahurissantes hantées de visages hébétés, yeux mi-clos et corps ravagés par le crack. Certains figurants (ceux de la scène de la descente de policiers dans le campement de toxicomanes) sont de vrais crack-addicts.

Sous un soleil de plomb, un homme court à perdre haleine, poursuivi par des policiers. Après s'être précipitamment débarrassé d'un paquet de produits stupéfiants, il détale en espérant semer les forces de l'ordre.Une introduction brutale qui te tient en haleine, ainsi que le reste du film, d'ailleurs. Magnifiques interprétations, maîtrise de la mise en scène, un film réussi.

mercredi 15 juin 2022

Le pardon B. Sanaeeha, M. Moghaddam

2020 Iran Drama 1h45 Dirección  B. Sanaeeha, M. Moghaddam Interprètes : Maryam Moghadam, Alireza Sani Far, Pouria Rahimi Sam.

Iran, de nos jours. La vie de Mina est bouleversée lorsque son mari est condamné à mort. Elle se retrouve seule, avec leur fille à élever. Un an plus tard, elle est convoquée par les autorités qui lui apprennent qu’il était innocent. Alors que sa vie est à nouveau ébranlée, un homme mystérieux vient frapper à sa porte. Il prétend être un ami du défunt et avoir une dette envers lui.

Le titre original du Pardon (Ghasideyeh Gave Sefid, « Ode à la vache blanche ») fait écho à une sourate du Coran racontant comment le sacrifice d’un animal permet de révéler l’identité d’un assassin. À l’écran, l’image récurrente d’une vache immobile au milieu d’une cour de prison permet de décoder la métaphore : le récit ancestral renvoie à un autre sacrifice, celui de Babak, le mari de Mina (Maryam Moghaddam), incarcéré puis exécuté pour un crime qu’il n’a pas commis, avant que l’administration judiciaire ne découvre le vrai coupable et ne reconnaisse son erreur.  Le film se concentre surtout sur la relation qu’entretient Mina avec Reza (Alireza Sanifar), un mystérieux bienfaiteur dont elle finira par s’éprendre, sans savoir qu’il s’agit en réalité du juge responsable de l’exécution de son mari. Brillante interprétation des deux acteurs, sobriété.

lundi 7 mars 2022

Un héros A. Farhadi

Iran, 2021 Drame 2h 07 min Réalisateur Asghar Farhadi  Avec Amir Jadidi, Mohsen Tanabandeh, Sahar Goldoost.

Récit d’un homme emprisonné suite à une insolvabilité pour un crédit qu’il n’a pu rembourser après une faillite. Ce dernier s’efforce de trouver un moyen de ne pas retourner en prison durant ses quarante-huit heures de permission. Sa compagne, qui trouve un sac rempli de pièces d’or à un arrêt de bus, lui offre une opportunité qu’il envisage un temps comme moyen de négocier le remboursement de sa dette conséquente. Mais cette option ne pouvant se concrétiser, il décide alors de faire circuler une annonce pour restituer le sac bien garni à sa propriétaire – qui se manifestera rapidement mais ne donnera guère d’indications sur son identité. Apprenant son geste noble, la direction de l’établissement pénitentiaire décide de médiatiser son acte pour valoriser le comportement des prisonniers. Un élan de solidarité nait alors, lui permettant un temps d’espérer d’éponger une partie de sa dette et d’obtenir un peu de clémence de la part de celui qui a porté plainte contre lui…

Farhadi excelle dans sa description d’une société codifiée qui contrôle les individus à outrance, où un homme ordinaire peut devenir un héros ou un moins que rien au gré des circonstances. Il dénonce sans concessions les rouages d’une administration bureaucratique, les ambiguïtés de l’action associative, le cynisme de la téléréalité et même les ravages des réseaux sociaux : en Iran comme partout dans le monde, la réputation d’un individu se fait désormais par la voie numérique et les nouveaux lyncheurs ont désormais un compte Facebook ou Instagram. Nul manichéisme pourtant dans la vision de Farhadi. Si les personnages de la sœur (Fereshteh Sadre Orafaee) ou du chauffeur de taxi sont des modèles de bienveillance, d’autres protagonistes peuvent laisser planer un doute sur leurs traits de personnalité.

Et si Rahim lui-même était un manipulateur ? La fille en apparence malveillante de Braham (Sarina Farhadi) n’agit-elle pas au nom de l’amour d’un père ?  L’une des richesses du cinéma de Farhadi réside précisément dans cette vision contrastée des rapports humains, qui nous fait constamment douter de ce que nous voyons et entendons. Quant à la mise en scène, elle est un modèle de sobriété et d’épure (plans-séquences minimalistes, absence de musique), qui n’empêche en rien de suivre le déroulement de l’action comme s’il s’agissait d’un thriller. Et pour la première fois, Farhadi apporte une authentique touche émotionnelle (par la voie du personnage d’un enfant), sans glisser vers la sensiblerie. Au final, Un héros est un film majeur et devrait trouver un large public.

lundi 29 novembre 2021

75 cuentos sufíes

Los tres consejos

Un hombre cogió un pájaro por medio de un cepo; el pájaro le dijo: "Noble señor, has comido muchos bueyes y corderos, has sacrificado innumerables camellos; y nunca has quedado saciado: tampoco lo vas a quedar conmigo. Déjame ir, que pueda darte tres consejos, a fin de que veas si soy sabio o estúpido. El primer consejo te lo diré posado en tu mano, el segundo en tu tejado y el tercero en un árbol. Déjame partir,  pues estos tres consejos te traerán la prosperidad.

Los maestros sufíes utilizaron en sus enseñanzas muchos de estos cuentos, en ellos está siempre presente un simbolismo que revela una verdad útil para el discípulo, podemos considerarlos como relatos simbólicos que ofrecen al pensamiento materia de reflexión. Eva de Vitray Meyerovitch, gran conocedora de la literatura en lengua árabe ha reunido una colección de cuentos y apólogos muy representativa.

 

samedi 3 juillet 2021

Blues para Teheran J. Tolentino

poster blues teheran
España  2020  Documental Duración: 70 minutos  Javier Tolentino
La sombra del cine iraní planea durante toda la proyección, además de las menciones que de él se hacen en la cinta. Las obras de Jafar Panahi y, en especial, Taxi Teherán sobrevuelan la obra de Tolentino imponiendo un involuntario listón que juega en contra del director español. Creo que este último juega demasiadas cartas y se queda, como suele pasar en esos casos, en medio de la nada.