jeudi 31 mai 2018

El banquete

Inspirado en La especie fabuladora de Nancy Huston   Versión: Álvaro Tato  Dirección: Helena Pimenta y Catherine Marnas  Reparto: Lola Baldrich, Pablo Béjar, Jimmy Castro, Gonzalo de Castro, Aleix Melé y Manuela Velasco.
Se trata de celebrar una fiesta real (amigos, imaginación, emoción, versos, música y buen vino…), en torno a la palabra de algunos de los clásicos del teatro y de la literatura de todos los tiempos, que los actores rescatan y dan cuerpo a los personajes que las vienen pronunciando desde hace siglos. Así, de forma encadenada pueden escucharse fragmentos de autores y obras que, en su inmensa mayoría, resuenan en los oídos del espectador que -probablemente-, las ha escuchado o leído docenas de veces sin dejar de degustarlas cada vez con mayor intensidad, placer y hondura. Entre otras, Edipo Rey, de Sófocles; La Celestina, de Fernando de Rojas; Don Quijote de la Mancha, de Miguel de Cervantes; La vida es sueño, de Calderón de la Barca; La dama boba y El caballero de Olmedo de Lope de Vega; Hamlet, Romeo y Julieta, Macbeth y El mercader de Venecia, de William Shakespeare; El avaro y Don Juan, de Molière; El burlador de Sevilla, de Tirso de Molina, o Don Juan Tenorio, de José Zorrilla.
Los fragmentos están bien elegidos, partiendo del poder de la imaginación, se llega a la energia del amor, la realidad de la muerte; los actores se entregan y el público responde con alegría.

mercredi 30 mai 2018

Pericles, príncipe de Tiro George Wilkins, W. Shakespeare

Director: Declan Donnellan., escenografia Nick Ormerod Reparto: Xavier Boiffier, Valentine Catzéflis, Camille Cayol, Christophe Grégoire, Cécile Leterme, Martin Nikonoff y Guillaume Pottier.  
Pericles navega en un mar tempestuoso de piratas, magos, burdeles, secuestradores, torneos, tramas contra su vida… y la intervención divina de la Diosa Diana. El incesto, la traición, el asesinato, el amor y la alegría explotan en estos gigantescos fuegos artificiales teatrales… Sin embargo, esta notable obra tiene resonancia mucho más allá del tiempo en que fue escrita: el Mediterráneo de hoy no es ajeno a los viajes espantosos y desesperados que aparecen en él.
Es una fábula de un hombre que se distancia de aquellos a quienes ama, que lenta y milagrosamente se vuelve a unir con ellos, más debido al destino que a sus esfuerzos. Trata del misterio del amor, la pérdida y el amor redescubiertos después de una ausencia dolorosa y confusa. Las brasas se atenúan y brillan en una de las escenas más grandes y conmovedoras que Shakespeare haya escrito alguna vez.
Declan Donnellan "Tenemos que escuchar a quienes tienen puntos de vista diferentes. De lo contrario, nos encaminamos hacia el desastre. La simpatía conduce a la guerra. Creo que, en último extremo, la simpatía levanta muros, mientras que la empatía tiende puentes”.
“El teatro nos ayuda a desarrollar nuestra empatía. Necesitamos imaginación y empatía para entender a nuestros enemigos. Imaginar que el enemigo no es más que un estúpido o un malvado suele ayudarle a conseguir el poder. Tenemos que soltarnos del mundo de la simpatía y entrar en el de la empatía”.
Si el teatro ha de sorprender siempre y los textos no tienen por que ceñirse a lo que escribieron los clásicos sino que podemos y debemos interpretarlos, esta obra cumple todo ello, buenos actores, optimismo, humor y actualidad.

mardi 29 mai 2018

Retour à Reims D.Eribon

Longtemps, ce ne fut pour moi qu'un mon. Mes parents s'étaient installés dans ce village à une époque où je n'allais plus les voir. De temps à autre, au cours de mes voyages à l'étranger, je leur envoyais une carte postale, ultime effort pour maintenir un lien que je souhaitais le plus tenu possible. En écrivant l'adresse, je me demandais à quoi ressemblait l'endroit où ils habitaient. je ne poussais jamais plus loin la curiosité. Lorsque je lui parlais au téléphone, une fois ou deux par trimestre, souvent moins, ma mère me demandait: "Quand viens-tu nous voir?". J'éludais, prétextant que j'étais très occupé, et lui promettais de venir bientôt. Mais je n'en avais pas l'intention. J'avais fui ma famille et n'éprouvais aucune envie de la retrouver.
Ce livre n'est pas un livre de sociologie à proprement parler, mais y ressemble. C'est un livre personnel dans lequel Didier Eribon revient sur une partie de sa vie qu'il a occultée durant de longues années. Ce n'est cependant pas totalement autobiographique, il souhaite illustrer les analyses de Bourdieu par son propre vécu. L'auteur est en effet un proche de Bourdieu, de Foucault, s'inscrivant dans une pensée critique du monde social. Lors de son retour chez sa mère, il constate qu'il a beaucoup investi la cause de la domination des homosexuels, délaissant la question de la domination sociale.Ce livre a sans doute beaucoup inspiré Edouard Louis pour écrire son premier roman: nombreux parallélismes, bien que Eribon soit plus pudique sur les affaires de famille ou en ait moins souffert.

lundi 28 mai 2018

Visages, villages A.Varda

2016 France Réalisateurs Vrda et JR, 1h29

L'argument : Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer. Agnès a choisi le cinéma. JR a choisi de créer des galeries de photographies en plein air. Quand Agnès et JR se sont rencontrés en 2015, ils ont aussitôt eu envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique (et magique) de JR. Hasard des rencontres ou projets préparés, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés. Le film raconte aussi l’histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant de leurs différences.
Délicieux!






vendredi 25 mai 2018

Chanson douce L.Slimani

Le bébé est mort. Il a suffi de quelques secondes. Le médecin a assuré qu'il n'avait pas souffert. On l'a couché dans une housse grise et on a fait glisser la fermeture éclair sur le corps désarticulé qui flottait au milieu des jouets. La petite fille, elle, était encore vivante quand les secours sont arrivés. Elle s'est battue comme un fauve. On a retrouvé des traces de lutte, des morceaux de peau sous ses ongles mous. Dans l'ambulance qui la transportait à l'hôpital, elle était agitée, secouée de convulsions. Les yeux exorbités, elle semblait chercher de l'air. Sa gorge s'était emplie de sang. Ses poumons étaient perforés et sa tête avait violemment heurté la commode bleue.
On a photographié la scène du crime. La police a relevé des empreintes et mesuré la superficie de la salle de bains et de la chambre d'enfants. Au sol, le tapis de princesse était imbibé de sang. La table à langer était à moitié renversée. Les jouets ont été emportés dans des sacs transparents et mis sous scellés. Même la commode bleue servira au procès.
Ce début pourrait annoncer un polar, mais non, le dénouement est là dans les premières. Reste donc à savoir comment on en est arrivé là, qui est cette nounou ogresse, qu'est-ce qui guide ce coup de folie...Ce jeune couple parisien semble heureux, amoureux, deux beaux enfants...mais Maryam est avocate, elle s'ennuie, son caractère s'aigrit. Son mari comprend, il faut donc chercher la nounou idéale qui la remplacera auprès de leurs enfants, Louise semble la Mary Poppins recherchée. Tout est pour le mieux, la nounou se fait indispensable, connaît tout de cette famille alors qu'eux ne savent rien de sa vie. Une vie de solitude qui manque d'amour et d'objectifs, de pauvreté...sortie de l'appartement de ses patrons, sa vie n'a plus de sens. 
Le petit Adam va bientôt aller au jardin d'enfants, ils n'auront plus besoin d'elle, ses bizarreries éveillent la méfiance de Myriam...
L'histoire se lit facilement, les personnages sont un peu caricaturaux, surtout le père et on ne comprend pas vraiment ce grain de folie...qui déclenche le drame. Prix Goncourt 2016

mardi 22 mai 2018

EL Banquete Platón/ G.Gual

Apolodoro- Me parece que no estoy mal preparado acerca de lo que prguntáis. Pues precisamente anteayer subía a la ciudad desde mi casa de Falero, cuando un conocido mío que me divisó desde atrás, me llamó de lejos y , bromeando al llamarme, dijo:
-¡Eh! Falerense, tú, Apolodoro¿no me esperas?
Yo me detuve y lo esperé, y el dijo:
- Apolodoro, precisamente hace un momento te andaba buscando, ya que quiero informarme de la reunión de Agatón, Sócrates, Alcibíades y los demás que en aquella ocasión asistieron al convite, y, de cuáles fueron sus discursos acerca del amor. Pues me los ha contado otra persona que los escuchó por boca de Fénice, el hijo de Filipo, y dijo que también tú los conocías, pero no pudo decirme nada con exctitud. Cuéntamelo , pues tú, que eres el más adecuado para referir las palabras de tu amigo. Pero antes-añadió-dime: ¿asististe tú en persona a esa reunión o no?

La extensa y variada obra de Platón (h. 428-h. 347 a.C.) ofrece en El banquete un estilo y una configuración peculiares, condicionados por la elección del escenario (una conversación después de una comida) y la naturaleza del tema tratado (el amor, esencial y recurrente a lo largo de la obra platónica). Como señala Carlos García Gual, en este diálogo Platón despliega con habilidad literaria y versátil retórica un abanico de perspectivas que permite al lector advertir la complejidad de los enfoques posibles, para luego establecer, a través de la iluminada revelación de Diotima, su propia teoría, según la cual el impulso erótico se sublima en una escala dialéctica hacia esa idea de Belleza que es también el Bien. Traducción de Fernando García Romero Prólogo de Carlos García Gual


La Academia La Central organiza un curso  de filosofía Galatea debe morir: pensar el amor después del mito. La primera intervención es la del propio C.García Gual, un tipo amable, tranquilo y sabio. Un gusto escucharle.