mercredi 28 avril 2010

Parque Quinta de los Molinos Madrid

Dimanche dernier j'ai finalement découvert ce parc, centre ville ou presque, à la sortie de la station de métro Suances. Il faisait très beau, beaucoup de familles qui s'apprêtaient à picniquer, quelques sportifs, des touristes, des enfants, des oiseaux.
Le parc a une extension de 25 hectares et a appartenu a un noble qui contruit le palais. Depuis 1980 c'est la Mairie de Madrid qui s'occupe de l'entretenir.

mardi 27 avril 2010

Taxi de Khaled Al Khamissi

Hace muchos años que soy un cliente asiduo de los taxis. Con ellos he recorrido las calles y los callejones de El Cairo, gracias a lo cual conozco sus recovecos y sus resaltes mejor que cualquier taxista (una "mentirijilla" piadosa no hace daño a nadie).
Me apasiona conversar con los taxistas pues son, ciertamente, uno de los termómetros de la espabilada calle egipcia. Este libro recopila entre sus tapas historias que he vivido y conversaciones que he mantenido con taxistas entre abril de 2005 y marzo 2006.
Si se ha paseado por las calles egipcias, este libro es una deliciosa manera de volver a ellas; si no, es la ocasión de descubrir Oriente Medio, su peculiar ritmo, la humanidad de sus gentes, la filosofía lúcida que les acompaña día a día.

dimanche 18 avril 2010

Les yeux jaunes des crocodiles K.Pancol

Josephine poussa un cri et lâcha l'éplucheur. Le couteau avait dérapé sur la pomme de terre et entaillé largement la peau à la naissance du poignet. Du sang, du sang partout. Elle regarda les veines bleues, l'estafilade rouge, le blanc de la cuvette de l'évier, l'egouttoir en plastique jaune où reposaient blanches et luisantes les pommes de terre épluchées. Les gouttes de sang tombaient une à une, éclaboussant le revêtement blanc. Elle appuya ses mains de chaque côté de l'évier et se mit à pleurer.
Elle avait besoin de pleurer. Elle ne savait pas pourquoi. Elle avait trop de bonnes raisons. Celle-là ferait l'affaire. Elle chercha des yeux un torchon, s'en empara et l'appliqua en garrot sur la blessure. Je vais devenir fontaine, fontaine de larmes, fontaine de sang, fontaine de soupirs, je vais me laisser mourir.

samedi 6 février 2010

Chaleur du sang I.Nemirovsky

Nous buvions du punch léger, à la mode de ma jeunesse. Nous étions assis devant le feu, mes cousins Erard, les enfants et moi. C'était un soir d'automne, tout rouge au-dessus des champs labourés trempés de pluie; le couchant de flammes promettait un grand vent pour le lendemain; les corbeaux criaient. Dans cette grande maison glacée l'air souffle de partout avec le goût âpre et fruité qu'il a en cette saison. Ma cousine Helène et sa fille, Colette, grelottaient sous les châles que je leur avais prêtés, des cachemires de ma mère. Comme toutes les fois où elles viennent me voir, elles me demandaient comment je fais pour vivre dans ce trou à rats et Colette, qui est à la veille de se marier, me vantait les charmes de Moulin-Neuf où elle va habiter désormais, "où j'espère vous voir souvent, cousin Silvio", disait-elle. Elle me regardait avec pitié. je suis vieux, pauvre, je suis garçon; je me terre dans une masure de paysan au fond des bois. On sait que j'ai voyagé, que j'ai mangé mon héritage; fils prodigue, lorsque je suis revenu dans mon pays natal, le veau gras lui-même était mort de vieillesse, après m'avoir longtemps espéré en vain.

jeudi 4 février 2010

L'école de la guerre A.Najjar

-Ahlan wa sahlan!
J'embrasse tante Malaké qui me souhaite la bienvenue, et pénètre au salon, dans une forte odeur de tabac et de miel.
- Tu fumes toujours le narguilé?
- C'est mon passe-temps favori, répond-elle en haussant les épaules.
Rien n'a changé dans cette maison: le mobilier un peu vieillot, le tableau représentant la cantatrice. Oum Koulthoum, le portrait en noir et blanc de l'oncle Jamil, et les poils du chat sur la moquette bleue. Sur une table basse, près du bahut, un bouquet de roses blanches dans un récipient cylindrique.
-Qu'est-ce que c'est?
-Une douille d'obus. C'est décoratif, tu ne trouves pas?
"Décoratif"... Ce mot me ramène quinze années en arrière. Le premier obus, comme un baptême.

samedi 30 janvier 2010

Neiges de marbre de M.Dib

Elle entre. Je n'en crois pas mes yeux. Elle saute sur un pied, les mains croisées dans le dos, continue, avance sur le même pied. Elle joue à la marelle, ou fait comme si elle jouait. Elle pousse un invisible palet et je n'en crois pas mes yeux.
Une chambre quelque part, une chambre au douzième étage, quelconque, avec ses deux Finlandais couchés, deux malades, et encore un troisième larron, l'individu qui dit, Je . Lui, c'est moi. Je le suis autant qu'un autre, que n'importe qui. Ma vie en rend compte ou, si on veut, en répond. Dans ces douze étages et plus d'hôpital, je ne suis que présumé malade, moi, en observation.
Poétique, on met du temps à entrer dans l'histoire, suis arrivé p.63 de 217.