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jeudi 21 février 2013

Les hommes cruels ne courent pas les rues K.Pancol

Ça m'a prise un soir, comme ça. Un soir de misère. J'étais assise sur mon grand lit américain. Face au miroir que j'ai posé là exprès. Pour inspirer licence et perversité. Ça n'a jamais marché.
C'est en apercevant la fille dans la glace que j'ai compris. Elle avait l'air mal en point. Elle écoutait l'autobus 80 freiner sous ses fênetres, s'ouvrir les portes automatiques pom-pschiitt et se réenclencher la première. C'est tout ce qu'elle semblait pouvoir faire. J'en ai marre, je lui ai dit. Marre de radoter mon cahgrin. Marre qu'on m'écoute. Marre qu'on me console. Il faut que je parte.

Après le déces de son père une femme jeune, française, écrivaine (l'auteure?) décide de quitter Paris et s'installe à New York, chez une amie. Elle voudrait repartir mais s'enlise dans le chagrin. 
Rencontre Allan, commercial cultivé et très séduisant qui se laisse aimer sans compromis, elle continue à gémir sur son sort, n'arrive pas à se dépêtrer de son père, un bon vivant, possessif et pas fiable.

Bref, chiant...et excusable uniquement s'il s'agit du vrai chagrin de Pancol, dans ce cas, on se réjouit de la fin!

vendredi 26 octobre 2012

La valse lente des tortues Pancol

-Je viens chercher un paquet, déclara Joséphine Cortès en s'approchant du guichet de la poste, rue de Longchamp, dans le seizième arrondissement de Paris.
- France ou étranger?
- Je ne sais pas.
- A quel nom?
- Joséphine Cortès...C.O.R.T.Ê.S ...
-Vous avez l'avis de passage?
Joséphine Cortès tendit l'imprimé jaune "Vous avez reçu un colis".
- Une pièce d'identité? demanda. d'un ton las, l'employée, une fausse blonde au teint brouillé qui clignait des yeux dans le vide. Joséphine sortit sa carte d'identité et la posa sous les yeux de la préposée qui avait entamé une conversation sur un nouveau régime chou rouge, radis noir avec une collègue. L'employée s'empara de la carte, souleva une fesse puis une autre et descendit du tabouret en se frottant les reins.
Lecture facile.

dimanche 18 avril 2010

Les yeux jaunes des crocodiles K.Pancol

Josephine poussa un cri et lâcha l'éplucheur. Le couteau avait dérapé sur la pomme de terre et entaillé largement la peau à la naissance du poignet. Du sang, du sang partout. Elle regarda les veines bleues, l'estafilade rouge, le blanc de la cuvette de l'évier, l'egouttoir en plastique jaune où reposaient blanches et luisantes les pommes de terre épluchées. Les gouttes de sang tombaient une à une, éclaboussant le revêtement blanc. Elle appuya ses mains de chaque côté de l'évier et se mit à pleurer.
Elle avait besoin de pleurer. Elle ne savait pas pourquoi. Elle avait trop de bonnes raisons. Celle-là ferait l'affaire. Elle chercha des yeux un torchon, s'en empara et l'appliqua en garrot sur la blessure. Je vais devenir fontaine, fontaine de larmes, fontaine de sang, fontaine de soupirs, je vais me laisser mourir.