Les porteurs d'eau A.Rahimi
Décevant ce roman qui se veut conte poétique.
A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi ? C'est d’âme qu'il faut changer, non de climat." (Sénèque) Journal de lecture, de coups de coeur et de coups de gueule.
A peine Rassoul a-t-il levé la hache pour l’abattre sur la tête de la
vieille dame que l’histoire de Crime et châtiment lui traverse l’esprit.
Elle le foudroie. Ses bras tressaillent ; ses jambes vacillent. Et la
hache lui échappe des mains. Elle fend le crâne de la femme, et s’y enfonce.
Sans un cri, la vieille s´’écroule sur le tapis rouge et noir. Son voile aux
motifs de fleurs de pommier flotte dans l’ai avant de choir sur son corps
replet et flasque. Elle est secouée de spasmes. Encore un souffle, peut-être
deux. Ses yeux écarquillés fixent Rassoul, debout au milieu de la pièce,
l’haleine suspendue, plus livide qu’un cadavre.
En alguna parte, en Afganistán o en otro
país desgarrado por la guerra… una preciosa mujer de unos treinta y
pocos años cuida de su marido en un cuarto destartalado. El hombre yace
en estado vegetativo después de haber recibido una bala en el cuello. No
solo le han abandonado sus compañeros de la yihad, sino sus propios
hermanos de sangre. Un buen día, la mujer empieza a hablar con su
silencioso marido. Le habla de su infancia, de sus sufrimientos,
frustraciones, de su soledad, sus sueños, sus deseos… Le toca y le besa,
algo a lo que jamás se habría atrevido antes, a pesar de llevar casados
veinte años. Así es como el paralítico se convierte en “syngué sabour”,
una piedra mágica que, según la mitología persa, protege de la
tristeza, el sufrimiento, el dolor y la miseria.
Mientras espera que su marido regrese a la vida, la mujer lucha por
sobrevivir. Se refugia en casa de su tía, que es prostituta y el único
miembro de su familia que la entiende. La mujer intenta liberarse del
dolor mediante las atrevidas palabras que dirige a su marido. Al cabo de
muchas semanas de cuidar de él, acaba revelándose a través de la
relación que empieza con un joven soldado. (fuente) MÁGNIFICA.
La chambre est petite. Rectangulaire. Ell est étouffante malgré ses murs clairs, couleur cyan, et ses deux rideaux aux motifs d'oiseaux migrateurs figés dans leur élan sur un ciel jaune et bleu. Troués ça et là, ils laissent pénétrer les rayons du soleil pour finir sur les rayures éteintes d'un kilim. Au fond de la chambre, il y a un autre rideau. Vert. Il cache une porte condamnée. Ou un débarras.
La chambre est vide. Vide de tout ornement. Sauf sur le mur qui sépare les deux fenêtres où on a accroché un petit kandjar et, au-dessus du kandjar, une photo, celle d'un homme moustachu. Il a peut-être trente ans. Cheveux bouclés, visage carré, tenu entre parenthèses par deux favoris, taillés avec soin. Ses yeux noirs brillent. Ils sont petits, séparés par un nez en bec d'aigle.
Une femme veille son mari blessé dans une vulgaire bagarre, un héros de la Djihad à qui on l'a mariée et qu'elle a attendu trois ans. Il n'en finit pas de mourir, alors pour la première fois elle lui raconte ses secrets...rappelle Cinco horas con Mario.
Je mets les voiles
Je ne sais pas comment j'ai enlevé le mien. Je l'ai enlevé c'est tout. Petite, je me disais: jamais je ne le quitterai. J'étais une jeune fille bien élevée. Je me souviens de la première fois où je l'ai porté, j'avais sept ans. J'allais à l'école de mon quartier, le secteur I-10/1 d'Islamabad, avec ma soeur aînée. Les deux premiers jours, ma mère nous a accompagnées. Puis, elle nous a laissées y aller seules. Quinze minutes à pied qui me paraissaient interminables à cause du soleil de plomb