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samedi 22 octobre 2022

Soif A. Nothomb

J'ai toujours su que l'on me comdamnerait à mort. L'avantage d ecette certitude, c'est que je peux accorder mon attention à ce qui le mérite: les détails. Je pensais que mon procès serait une parodie de justice. Il l'a été en effet, mais pas comme je l'avais cru. A la place de la formalité vite expédiée que j'avais imaginée, j'ai eu droit au grand jeu. Le procureur n'a rien laissé au hasard.  les témoins à charge ont défilé les uns après les autres. Je n'en ai pas cru mes yeux quand j'ai vu arriver les mariés de Cana, mes premiers miraculés.

Bon, dire que j'ai été déçu par Soif relèverait de l'euphémisme.
Pour l'histoire originale, il faudra repasser. Retracer le dernier jour du Christ et son chemin de croix n'a rien de bien inédit, et en plus Amélie Nothomb nous fait profiter de poncifs affligeants entre deux réflexions métaphysiques totalement incompréhensibles. Lu jusqu'a la pag 50/151



lundi 14 février 2022

Les prénoms épicènes A. Nothomb

Il ne décolère pas. Décolérer est ce verbe qui ne tolère que la négation. Vous ne lirez jamais que quelqu'un décolère. Pourquoi? Parce que la colère est précieuse, qiui protège du désespoir.

Dans une relation aux airs de prise d'otage, Claude et Dominique (qui portent des prénoms épicènes, c'est-à-dire qui peuvent être utilisés autant au masculin qu'au féminin) mènent une vie basée sur le mensonge. Jusqu'au jour où les sombres motivations de Claude sont dévoilées au grand jour. À la fin, comme dans n'importe quel conte moraliste, les méchants seront punis et les gentils s'en sortiront. Nothomb signe ici un roman divertissant, mais sans plus, un roman qu'on oublie
dès la dernière page lue

lundi 17 septembre 2018

Frappe-toi le coeur. A.Nothomb

Marie aimait son prénom. Moins banal qu'on ne le croyait, il la comblait. Quand elle disait qu'elle s'appelait Marie, cela produisait son effet. "Marie", répétait-on, charmé.
Le nom ne suffisait pas à expliquer le succès. Elle se savait jolie. Grande et bien faite, le visage éclairé de blondeur, elle ne laissait pas indifférent. À Paris, elle serait passée inaperçue, mais elle habitait une ville assez éloignée de la capitale pour ne pas lui servir de banlieue. Elle avait toujours vécu là, tout le monde la connaissait.
Marie avait 19 ans, son heure était venue. Une existence formidable l'attendait, elle le sentait. Elle étudiait le secrétariat, ce qui ne présageait rien-il fallait bien étudier quelque chose. On était en 1971. "Place aux jeunes", entendait-on partout.
Le 25 ième roman de A. Nothomb est un conte acide qui se lit d'une traite. Marie rayonne et se nourrit de l'envie qu'elle croit projeter autour d'elle, elle séduit Olivier, futur pharmacien qui suivra la tradition familiale et doit l'épouser car elle tombe enceinte. Naîtra Diane en qui elle voit tout de suite une rivale, car la petite fille est encore plus belle que sa jeune maman. Diane vit mal cette absence de tendresse mais heureusement son père et ses grands parents vont combler ce vide. Nicolas, son petit frère, un garçon, efface la jalousie et n'aura pas à souffrir de la froideur de sa mère. la petite dernière Diane, elle, est la plus mal lotie. Sa mère la poursuit de son amour et l'étouffera de son excès d'attention. Il s'agit donc de l'envie mais aussi du sentiment maternel qui n'est pas inné, Magnifique!

mercredi 8 novembre 2017

Pétronille A.Nothomb

L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part.
Si la première cuite est si souvent miraculeuse, c'est uniquement grâce à la fameuse chance du débutant: par définition, elle ne se produira pas.
Pendant des années, j'ai bu comme tout le monde, au gré des soirées, des choses plus ou moins fortes, dans l'espoir d'atteindre la griserie qui aurait rendu l'existence acceptable: la gueule de bois a été mon principal résultat. Je n'ai pourtant jamais cessé de soupçonner qu'il y avait un meilleur parti à tirer de cette quête.

Autobiographique en partie ou en apparence, une admiratrice qui devient amie et compagne de beuverie. Puis...collègue, écrivaine à succès.

dimanche 29 octobre 2017

Riquet à la houppe A.Nothomb

Enceinte à quarante-huit ans pour la première fois, Enide attendait l'accouchement comme d'autres la roulette russe. Elle se réjouissait pourtant de cette grossesse qu'elle espérait depuis si longtemps. Quand elle en avait pris conscience, elle en était au sixième mois.
-Enfin, madame, vous n'aviez plus vos règles! dit le médecin.
- A mon âge, ça me paraissait normal.
-Et les nausées, la fatigue?
-Je n'ai jamais été très bien portante.
Le docteur dut admettre que son ventre à peine rond n'était guère significatif. Enide appartenait à cette génération de femmes si petites et graciles qu'elles ne paraissent jamais des femmes et passent brutalement de l'état d'adolescentes à celui de vieilles petites filles.
Joli conte, plein d'humour, un jeune ornithologue, Déodat, "parce que les meilleurs hommes du monde portent un prénom qui se termine par -at" laid à faire fuir et une somptueuse jeune fille finissent pas se rencontrer et...

mardi 10 octobre 2017

Tuer le père A.Nothomb

Le 6 octobre 2010, L?Illégal fêtait ses dix ans. J'avais profité de la foire d'empoigne pour inflitrer cet anniversaire auquel je n'étais pas invitée.
Des magiciens du monde entier étaient venus au club cette nuit-là. Paris n'était plus une capitale de la magie, mais la puissance de sa nostalgie agissait toujours. Les habitués échangeaient des souvenirs.
-Habile, votre déguisement d'Amélie Nothomb, me dit quelqu'un.
Je saluai d'un sourire pour qu'il ne reconnaisse pas ma voix. Porter un grand chapeau dan sun club de magie, ce n'était pas assurer son incognito.

"Allez savoir ce qui se passe dans la tête d’un joueur."
 En 2010, Amélie Nothomb est intriguée par Joe Whip et Norman Terence, deux magiciens américains, croisés dans une fête, que tout semble séparer.

vendredi 30 mars 2012

Le voyage d'hiver A.Nothomb


Dans les aéroports,quand je passe à la fouille, je m'énerve,comme tout le monde. Il n'est jamais arrivé que je ne déclenche pas le fameux bip. Du coup, j'ai toujours droit au grand jeu,des mains d'hommes me palpent de la tête aux pieds. Un jour,je n'ai pas pu m'empêcher de leur dire :"Vous croyez vraiment que je veux faire exploser l'avion?"
Mauvaise idée: ils m'ont forcé à me deshabiller.Ces gens n'ont pas d'humour.
Aujourd´hui,je passe à la fouille et je m'énerve.Je sais que je vais déclencher le fameux bip et que des mains d'hommes vont me palper de la tête aux pieds.
Or je vais vraiment faire exploser l'avion de 13h30.
S'agit-il d'une vengeance? Je comprendrais...néanmoins celui-ci ne fait pas partie des meilleurs nothombiens.

samedi 16 avril 2011

Le fait du prince A.Nothomb

-Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l'hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l'appui, que l'individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix.
- Pour ma part, je n'aurais pas songé à appeler la police, mais un médecin.
- Cela revient au même. Ces gens-la sont de mèche. Si quelqu'un à qui vous ne tenez pas a une crise cardiaque à votre domicile, vous êtes le premier suspect.
- Suspect de quoi, si c'est une crise cardiaque?
Ce début prometteur et la qualité de l'écrivaine rendent la lecture du livre agréable. Même si on déplore son obsession pour sortir un livre à chaque rentrée.

dimanche 19 décembre 2010

Acide sulfurique A. Nothomb

Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus; il leur en fallut le spectacle.
Aucune qualification n'était nécessaire pour être arrêté. Les rafles se produisaient n'importe où: on emportait tout le monde, sans dérogation possible. Être humain était le critère unique.
Ce matin-là, Pannonique était partie se promener au Jardin des Plantes. Les organisateurs vinrent et passèrent le parc au peigne fin. La jeune fille se retrouva dans un camion.
C'était avant la prèmière émission: les gens ne savaient pas encore ce qui allait leur arriver. Ils s'indignaient. A la gare, on les entassa dans un wagon à bestiaux. Pannonique vit qu'on les filmait: plusieurs caméras les escortaient qui ne perdaient pas une miette de leur angoisse.
Elle comprit alors que leur révolte non seulement ne servirait à rien, mais serait télégenique. Elle resta donc de marbre pendant le long voyage.
La situation semble improbable et pourtant on n'en est pas si loin dans certains reality. Drôle dans l'imaginaire,monstrueux dans le réél.

jeudi 23 août 2007

Rentrée 2007 Amélie Nothomb "Ni d'Eve, ni d'Adam"

Le moyen le plus efficace d’apprendre le japonais me parut d’enseigner le français.
Au supermarché, je laissai une petite annonce :« Cours particuliers de français, prix intéressant».Le téléphone sonna le soir même. Rendezvous fut pris pour le lendemain, dans un caféd’Omote-Sando. Je ne compris rien à son nom, lui non plus au mien. En raccrochant,je me rendis compte que je ne savais pas à quoi je le reconnaîtrais, lui non plus. Et comme je n’avais pas eu la présence d’esprit de lui demander son numéro, cela n’allait pas s’arranger. « Il me rappellera peut-être pour ce motif », pensai-je.


Ainsi commence le nouveau livre d'Amélie Nothomb, elle revient au Japon, juste avant son embauche dans la grande multinationale qui la conduira à faire la Dame pipi faute de savoir bien compter...

Interview dans Le Parisien avec vidéos (29/08/2007)

dimanche 10 juin 2007

AMÉLIE par Luis


De retour au pays, un élève de fin de 2ème année m'envoie son opinion du livre d'Amélie NOTHOMB "Stupeur et tremblements"



Ce livre raconte l'histoire d'Amélie-sans (elle-même) pendant l'année où elle a travaillé pour une entreprise japonaise. Elle était une jeune fille belge qui aimait beaucoup le Japon. Son expérience a été terrible, mais il semblait comme si elle était disposée a supporter tout ce qui lui arrivait. D'abord elle a rencontré sa supérieure, Fubuki, aussi belle que froide, qui deviendra sa tortionnaire. Amélie ne comprenait pas beaucoup quelle était sa tâche dans cette entreprise, par conséquent elle a commencé a faire du travail assez inutile, comme servir des cafés, changer la date des calendriers...jusqu'au jour où elle a fait un formidable travail de recherche, qui n'avait pas été ordonné par sa superieure. Depuis ce moment-la (elle avait commis le plus mauvais péché au travail au Japon: ne pas respecter la hiérarchie) elle est devenue une maudite. Chaque fois elle devait faire les tâches les plus ignobles, jusqu'à nettoyer les chiottes (nueva palabra aprendida...y tantas mas). On ne comprend pas bien comment elle se soumet a tout ça, mais finalement, quand elle est de retour dans son pays, elle commence à publier ses romans, avec tant de succès qu'elle a reçu la félicitation de Fubuki, toute l'histoire semble n'avoir plus de sens. Mais la félicitation est assez ambigüe, il n'y a pas d'excuses.