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samedi 8 juillet 2017

Musée Calvet

Au Musée Calvet, nous pourrons découvrir quatre œuvres d'Ousmane Sow (Sénégal) . Ce sculpteur Sénégalais mort en décembre 2016 était une grande figure de l'art contemporain et était connu pour ces sculptures monumentales. Surnommé « l'Auguste Rodin du Sénégal » il avait été élu en 2013 à l'unanimité à l'Académie des beaux-Arts à Paris.
Les collections du Musée Calvet couvrent aussi bien l'archéologie, que les arts décoratifs, l'ethnographie ou encore les beaux-arts (objets d'art, dessins, sculptures et peintures du XVIe au XXe siècle.).

A côté des centaines de tableaux, des sculptures sont également exposées avec des œuvres de Camille Claudel, Francesco Laurana, Giambologna, James Pardier, des bronzes italiens et nordiques du XVIe et XVIIe siècle...
La grande surprise c'est la Collection Egyptienne constituée à l’origine par Esprit Calvet, médecin et érudit avignonnais de l’époque des Lumières.


vendredi 7 juillet 2017

Les Eclaireurs

Au Palais des Papes, en partenariat avec Avignon Tourisme, sont présentées des œuvres majeures telles que Confluences, monumentale tapisserie métallique du ghanéen El Anatsui, Egg Fight, grande installation de l’anglo-nigérian Yinka Shonibare MBE ou encore Solipsis de l’artiste sud-africain Wim Botha.
Dans le Cloître Benoît XII, les silhouettes longilignes en fer à béton du sculpteur sénégalais Ndary Lo forment un ensemble, en hommage à cet artiste, l’un des tout premiers de la collection.
Dans la salle du Grand Tinel au Palais des Papes sont données à voir deux œuvres de Moustapha Dimé, artiste sénégalais de l’île de Gorée.
Le cloître du Petit Palais accueille une œuvre de Diagne Chanel, Une saison au Sud Soudan, l’une des cinq artistes femmes de l’exposition.
Comme un signal se dresse sur l’esplanade du Palais des Papes une œuvre monumentale de Ndary Lo.

Kiki le Montparnasse des années folles

Kiki,entraine les spectateurs dans un tourbillon d’insouciance et d’anecdotes liées aux plus grands artistes de l’Ecole de Paris dont elle fut l’égérie.
Elevée par sa grand-mère dans une grande pauvreté, Alice Prin quitte sa ville de Chatillon-sur-Seine et rejoint sa mère Marie dans la capitale à l’âge de 12 ans. Après plusieurs petits boulots et des soirées à chanter dans les bars, elle pose nue pour un sculpteur. Là où elle gagnait 20 francs par mois en tant que vendeuse dans une boulangerie, se dénuder lui rapporte 5 francs pour trois heures de travail. Outrée par sa nouvelle activité, sa mère la chasse.
A la rue, affamée, la jeune Alice est recueillie par le peintre ‘Haïm Soutine et se met à fréquenter les hauts-lieux du Montparnasse artistique : le Vavin, le Dôme, ou encore la Rotonde dont l’accès à la Grande Salle n’était réservé qu’aux femmes couvertes d’un chapeau.
Elle rencontre Maurice Mendjisky, de qui elle partagera la vie quelques temps, et qui la rebaptise Aliki. Alice devient Aliki, Aliki devient Kiki
Elle passe des soirées chez Modigliani qui la peint, pose également pour Utrillo, Fernand Léger, Alexander Calder, Kris van Dongen, Foujita sans oublier Man Ray, qui l’immortalisera dans son célèbre Violon d’Ingres, nue, ajoutant deux ouïes de violon à son dos, rencontre Hemingway qui lui apprends la recette du Mojito, mais aussi Tristan Tzara, Francis Picabia, André Breton, Jean Cocteau, Max Ernst…
Kiki, égérie de l’Ecole de Paris, muse, élue « Reine de Montparnasse », rédige ses mémoires, Souvenirs, à l’âge de 27 ans, préfacées par Hemingway et Foujita.
Mais le krach boursier d’octobre 1929 mettra un terme à l’insouciance.
Kiki. Le Montparnasse des Années Folles c’est une immersion passionnante dans l’Histoire et dans l’histoire de l’art où faim et survie côtoient les heures artistiques les plus glorieuses du début du 20ème siècle.
Ponctué de chansons grinçantes accompagnées au piano par Ariane Cadier, enrichi de projections d’œuvres de Foujita, de Modigliani ou de Man Ray, Kiki. Le Montparnasse des Années Folles est mené par Milena Marinelli incarnant une Kiki plus vraie que nature.

La vie trépidante de Laura Wilson

Texte Jean-Marie Piemme  Mise en scène Jean Boillot  Acteurs Philippe Lardaud, Régis Laroche, Hervé Rigaud et Isabelle Ronayette.
Laura Wilson, employée de bureau, a été licenciée. Sans revenu, habitante d’une grande ville, la voilà qui glisse dans la pauvreté. Elle divorce, perd la garde de son enfant, déménage dans un petit studio et tente de ne pas perdre pied en vivant de petits boulots et de solidarités fragiles. Un jour pourtant, profitant de la gratuité d’un musée, elle fait la rencontre déterminante d’un petit tableau de Brueghel qui va changer son regard et l’empêcher de sombrer dans l’abattement ou le cynisme.
Jean Boillot s’empare de nouveau d’une pièce de Jean-Marie Piemme avec la complicité d’un musicien et de trois comédiens à qui il confie les nombreux personnages de cette « vie trépidante ». En plongeant le spectateur dans un univers de sons, de théâtre et de musique, le metteur en scène dresse le portrait, à la fois tragique et comique, d’une survivante, héroïne banale à l’énergie vitale pourtant extraordinaire. A l’heure de la montée des populismes, Laura Wilson, fille du peuple qui ne cesse de croire en la Justice et en l’Amour et de se battre pour échapper à la solitude et à l’individualisme, est une figure théâtrale à contrecourant qui interroge profondément notre société.