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samedi 13 avril 2024

Le nageur de Bizerte D. Decoin

Allongé sur l'eau lisse, il nage une brasse coulée, limpide, qui ride à peine la surface. Quand il ne fend pas els eaux de la lagune, Tarik Aït Mokhtari est bouchkara sur les quais de Bizerte, en français homme au sac, surnom quelque peu dédaigneux pour désigner les dockers indigènes du grand port tunisien. Lui s'en moque, du dédain: aujourd'hui il nage, et quand il nage il est bien, quand il nage il se sent pleinement homme, et même un peu plus, il ferme les yeux à cause de l'eau salée qui les brûle et alors il rêve,il se rêve poisson, genre espadon pour l'élégance du rostre, pour les vingt-cinq-mètres par seconde de vitesse de pointe, et pour les immenses pupilles bleues  capables de repérer les proies à des profondeurs où il fait nuit même à minuit.

Deux histoires parallèles mais qui vont se croiser, deux vies, deux mondes inconciliables vont se rencontrer par les hasards de l'histoire . Elle, Yelana, blonde et jeune aristocrate russe fuyant l'avancée des horribles "bolcheviks ", lui, Tarik, docker du port de Bizerte, rencontre improbable ,amours impensables. Ennuyeux, du début à la pag 43.


vendredi 2 janvier 2015

Est-ce ainsi que les femmes meurent? D.Decoin

Quelque part dans Harlem, odeur huileuse des buildings décatis, fragance des cigares et des parfums au chypre, légumes écrasés sur la chaussée, linge aux balcons culottes et soutiens-gorge aux bonnets impressionnants, le vent de l'East River plaque des journaux contre le fût des ´rverbères, contre les bornes d'incendie autor desquelles dansent des gamins débraillés, le soleil et l'eau relaient des arc-en-ciel entre les têtes crépues.

De la lâcheté collective face à la violence.