Le temps est assassin M. Bussi
j'avoue que j'ai trouvé le dénouement un peu « tiré par les cheveux ». La dernière partie qui nous propulse dans les années 2020 est superflue….
A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi ? C'est d’âme qu'il faut changer, non de climat." (Sénèque) Journal de lecture, de coups de coeur et de coups de gueule.
Michel Bussi
nous plonge ici dans une utopie: une société universelle où la Terre
est propriété de tous, où les Etats tels que nous les connaissons
n'existent plus, les habitants n'étant plus Français, Brésiliens ou
Américains mais Terriens, un monde où tous parlent la même langue. Les
religions n'existent plus, toutes les décisions sont prisent de façon
collégiale et la téléportation humaine est devenue le seul moyen de
locomotion. Malheureusement, on n'y croit pas trop tant ces changements se seraient produits à une vitesse vertigineuse. Il y a bien une enquête policière qui fait suite à une tuerie qui a eu
lieu sur l'atoll de Rupert, en Polynésie. Elle est en fait le point de
départ d'une plus vaste opération, dans le contexte sensible de la
grande fête du centenaire de la téléportation, la Nouvelle Babel. Mois prenant que d'autres Bussi.
Le récit alterne entre trois personnages féminins, le long de 10 jours
d’enquête sur un meurtre. Une jeune fille de 11 ans, une instit à la
trentaine et une vieille, en point de vue interne qui voit tout ce beau
monde et commente avec acrimonie.
Bon, on l’aura compris, il s’agit
de la même personne, et l’on nous révèle très tard que les récits se
passaient respectivement en 1937, 1963 et, donc, 2010. L’effet est joli,
et la supercherie habile pour qui se serait laissé berner. Le
problème, c’est la méthode, la malhonnêteté est assez flagrante. Pendant tout le
récit, on nous fait donc croire que ces personnages cohabitent. La
vieille assiste à l’enterrement du type qui s’est fait descendre en
1966, et la jeune gamine est – apparemment - dans la classe de la joli
instit qui se laisse séduire par l’enquêteur.