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mercredi 30 novembre 2022

La república era esto. A. Al Aswani

El general Ahmad Alwani no necesitaba despertador. Tan pronto el almocrí convocaba al primer rezo, se espabilaba. Tumbado en la cama con los ojos abiertos, permanecía murmurando las palabras de la llamada a la oración. Poco después, se dirigía al baño, hacía las abluciones aprisa y se acomodaba el pelo negro, teñido con esmero, salvo por un par de mechones canosos rebeldes que dejaba a ambos lados de la frente. A continuación se ponía su elegante chándal y se dirigía a la mezquita cercana. El jefe de la guardia le había pedido más de una vez que construyera una mezquita dentro de la villa, con el fin de facilitarle su protección , pero el general Alwani declinaba la idea. Le gustaba rezar entre la gente, como cualquier otra persona normal, así que cruzaba la calle a pie, rodeado de cuatro hombres de la escolta, que vigilaban el recorrido con sus armas listas para abrir fuego en cualquier instante. Luego, a la puerta de la mezquita, se dispersaban: dos de ellos permanecían en el exterior, y los otros dos se quedaban de pie dentro del recinto, custodiando su persona mintras él rezaba...

¿Qué ocurrió durante los dieciocho días de protestas multitudinarias? Alaa al Aswani estaba allí, entre todas las personas que salieron a las calles a luchar por su futuro,  presenció toda la violencia por parte de los militares y decidió plasmarlo en su libro.

dimanche 13 avril 2008

L'immeuble Yacoubian Alaa El Aswany

Cent mètres à peine séparent le passage Bahlar où habite Zaki Dessouki de son bureau de l'immeuble Yacoubian, mais il met, tous les matins, une heure à les franchir car il lui faut saluer ses amis de la rue: les marchands de chaussures et leurs commis des deux sexes, les garçons des cafés, le personnel du cinéma, les habitués du magasin de café brésilien. Zaki bey connaît par leur nom jusqu'aux concierges, cireurs de souliers, mendiants et agents de la circulation. Il échange avec eux salutations et nouvelles. C'est un des plus anciens habitants de la rue Soliman-Pacha. Arrivé à la fin des années 1940, après ses études en France, il ne s'en est plus jamais éloigné. Pour les habitants de la rue, c'est un aimable personnage folklorique, vêtu été comme hiver d'un complet dont l'ampleur dissimule un corps maigre et chétif, une pochette soigneusement repassée et assortie à la couleur de la cravate dépassant de la poche de la veste, son fameux cigare à la bouche -du temps de sa splendeur, c'etait un luxueux cigare cubain, maintenant il fume un mauvais spécimen local à l'odeur épouvantable et qui tire mal-, son visage ridé de vieillard, ses épaisses lunettes, ses fauses dents brillantes et ses cheveux teints en noir dont les rares mèches sont alignées de gauche à droite pour cacher un cràne dégarni. En un mot, Zaki Dessouki est un personnage de légende...