Affichage des articles dont le libellé est Abirached. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Abirached. Afficher tous les articles

lundi 29 mai 2023

El juego de las golondrinas Z. Abirached

El relato de una noche en el Beirut bélico de la década de 1980. «En abril de 2006, en la web del Instituto Nacional del Audiovisual de Francia (INA), descubrí un reportaje rodado en Beirut en 1984. Los periodistas entrevistaban a los vecinos de una calle ubicada junto a la línea de demarcación que dividía en dos la ciudad. Una mujer, bloqueada por las bombas que caían en la puerta de su casa, decía una frase que me conmocionó: Yo creo que, pese a todo, estamos, tal vez, más o menos a salvo aquí. Aquella mujer era mi abuela».

Ahora que los muros de Beirut toman de nuevo la palabra, Zeina Abirached rescata la historia de su primera novela gráfica, y de la pintada que le inspiró el título, en esta nueva edición ampliada con un epílogo ilustrado.

 El juego de las golondrinas es un testimonio en carne viva del conflicto libanés, servido por un grafismo muy personal. Los magníficos decorados compuestos por la autora, experta en volutas y arabescos, llevan un poco de la belleza de este país en guerra. Zeina Abirached también muestra mucha creatividad en la composición y la paginación, jugando con las repeticiones de su dibujo, quizás para dar la ilusión del tiempo que no pasa bastante rápido cuando uno espera que vuelvan vivos sus parientes.

 

mercredi 15 mai 2019

Le piano oriental Abirached

Un récit inspiré de la vie de son ancêtre, inventeur d'un nouvel instrument de musique dans le Beyrouth des années 1960. Folle tentative pour rapprocher les traditions musicales d'Orient de d'Occident, ce piano au destin méconnu n'aura vu le jour qu'en un seul exemplaire, juste avant que la guerre civile ne s'abatte sur le Liban.
Quand Abdallah Kamanja, jeune pianiste libanais, apprend qu’il va partir présenter son invention à Vienne, il est persuadé que sa vie est à un tournant. Le même sentiment habite Zeina Abirached, lorsqu’elle part s’installer à Paris. Quand deux cultures, occidentale et orientale, se rencontrent aussi subtilement, cela donne un album beau et émouvant.

Une métaphore amusante - et touchante - de la rencontre de deux cultures, de deux mondes, qui cohabitent chez Zeina et dans son œuvre.

On retrouve le dessin caractéristique de Zeina Abirached (Le jeu des hirondelles par exemple). Blanc sur noir, ou inversement, style épuré et jeux de formes géométriques, mots et sonorités qui se répercutent sur le dessin, répétitions et crochets. Le dessin est à mi-chemin entre tissage et partition musicale. On lit comme on écoute, on enchaîne les pages comme on tricote. Les planches sont comme des mailles, mais aussi comme un morceau de musique, rythmé par des petits bruits. Le tout avec des planches sans aucune parole. C’est ça la force de Piano oriental, arriver à faire passer des émotions, une candeur et une bonne humeur dans chaque instant. Le sourire des personnages, qui ressemblent à des smileys, aident à le donner au lecteur.


samedi 1 décembre 2012

Mourir partir revenir. Le jeu des hirondelles Abirached

"Nous sommes à Beyrouth, dans les années 80, au 38 de la rue Youssef Semaani, et plus précisément, dans l’entrée de l’appartement du premier étage.
Comme c’est la pièce la plus sûre de la maison – et donc de l’immeuble, puisque l’appartement est au premier étage – tous les voisins sont là aussi.
Dans cette entrée il y a l’histoire de chacun des personnages, l’histoire qu’ils ont en commun, celle du microcosme qu’ils forment et l’histoire de la moitié de ville que Beyrouth était devenue.
Dans cette entrée, il y a aussi une tenture.
Dans cet intérieur exigu où elle est présente d’abord en toile de fond, elle matérialise petit à petit la guerre qui fait rage à l’extérieur.
Cette tenture est le fil conducteur de l’histoire que je raconte. » Zeina Abirached
Solidarité, famille, exil, tendresse, émotions et humour à l'encre de chine et la calligraphie arabe. Excellent.