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jeudi 6 février 2014

Le grand cahier A.Kristof

Nous arrivons de la Grande Ville. Nous avons voyagé toute la nuit. Notre mère a les yeux rouges. Elle porte un grand carton et nous deux chacun une petite valise avec ses vêtements, plus le grand dictionnaire de notre Père que nous nous passons quand nous avons les bras fatigués.
Nous marchons longtemps. La maison de Grand-Mère est loin de la gare, à l'autre bout de la Petite Ville. Ici, il n'y a pas de tramway, ni d'autobus, ni de voitures. Seuls circulent quelques camions militaires.
La guerre en Hongrie, les occupants, une mère ne pouvant plus s'occuper de ses jumeaux les emmène chez la Grand-Mère, femme dure et revêche qui n'en veut pas. Les enfants vont entreprendre leur survie et leur éducation, l'exercice, la discipline et l'oubli du sentimentalisme feront partie de leur quotidien.
Cru, style dépouillé à l'extrême Kristof ne mâche pas ses mots.

mercredi 29 janvier 2014

La preuve A.Kristof

De retour dans la maison de grand-mère, Lucas se couche près de la barrière du jardin, à l'ombre des buissons. Il attend. Un véhicule de l'arméee s'arrête devant le bâtiment des gardes-frontière. Des militaires en descendent et posent à terre un corps enveloppé dans une bâche de camouflage. Un sergent sort du bâtiment, fait un signe et les soldats écartent la bâche. Le sergent siffle: - Pour l'identifier, ce ne sera pas du gâteau!Il faut être con pour essayer de franchir cette putain de frontière, et en plein jour encore!
 Resté seul Lucas un des jumeaux vit de son jardin et de la musique. Il accueille Yasmine et son bébé difforme Matthias, s'occupe du vieux curé, se fait des amis, aide Clara dans son désarroi. Mais, subsistent des notes malsaines dans sa conduite le long de l'histoire, une certaine absence de sentiments qui met mal à l'aise.

samedi 19 janvier 2013

L'analphabète A.Kristof

Je lis. C'est comme une maladie. Je lis tout ce qui me tombe sous la main, sous els yeux:journaux, livres d'école, affiches, bouts de papier trouvés dans la rue, recettes de cuisine, livres d'enfant. Tout ce qui est imprimé.
J'ai quatre ans. La guerre vient de commencer. Nous habitons à cette époque un petit village qui n'a pas de gare, ni l'électricité, ni l'eau courante, ni le téléphone.
Mon père est le seul instituteur du village. Il enseigne à tous les degrés, du premier au sixième. Dans la mème salle. L'école n'est séparée denotre maison que par la cour de récréation, et ses fênetres donnent sur le jardin potager de ma mère.

11 recits brefs, autobiographiques, autour de l'enfance, la langue, la guerre, sa famille. Phrases courtes, vivantes, drôles, cocasses.

jeudi 4 novembre 2010

Le grand cahier Agota Kristof

Nous arrivons de la grande Ville.Nous avons voyagé toute la nuit. Notre Mère a les yeux rouges.Elle porte un grand carton et nous deux chacun une petite valise avec ses vêtements, plus le grand dictionnaire de notre Père que nous nous passons quand nous avons les bras fatigués.
Nous marchosns longtemps. La maison de Grand-Mère est loin de la gare, à l'autre bout de la Petite Ville. Ici, il n'y a pas de tramway, ni d'autobus, ni de voitures. Seuls circulent quelques camions militaires.
Les passants sont peu nombreux, la ville est silencieuse. On peut entendre le bruit de nos pas;nous marchos sans parler, notre Mère au milieu, entre nous deux.
Devant la porte du jardin de Grand-Mère, notre Mère dit:-Attendez-moi ici
Dès les premières pages on est emporté par l'histoire de ces deux gamins extraordinaires. Ce grand cahier est écrit sobrement, sans céder au melodrame, les sentiments sont cependant très présents. J'ai hâte de lire les deux autres volumes.