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dimanche 22 août 2021

Le mystère Henri Pick D. Foenkinos

En 1971, l’écrivain américain Richard Brautigan a publié L’Avortement. Il s’agit d’une intrigue amoureuse assez particulière entre un bibliothécaire et une jeune femme au corps spectaculaire. Un corps dont elle est victime en quelque sorte, comme s’il existait une malédiction de la beauté. Vida, tel est le prénom de l’heroïne, raconte qu’un homme s’est tué au volant à cause d’elle; subjugué par cette passante inouïe, le conducteur a tout simplement oublié la route. Après le crash, la jeune femme s’est précipitée vers la voiture. Le conducteur en sang, agonisant, a juste eu le temps de lui dire avant de mourir : “Ce que vous ètes belle, mademoiselle.”

Le livre ouvre une porte sur le monde de l'écriture et celui de l'édition. Un univers hélas bien souvent trop commercial, où la forme prime sur le fond. Dans la bibliothèque des refusés végètent des trésors écrits par des auteurs qui resteront dans l'ombre, faute d'avoir été lus, ou tout simplement faute de ne pas correspondre à l'attente du moment. Dans l'ensemble trop de personnages creux qui éparpillent la bonne idée de départ. À l'arrivée une surprise qui m'a plutôt dérangée là aussi. En résumé un roman distrayant, facile à lire, sans la touche étincelle.

mardi 30 avril 2019

Deux soeurs D.Foenkinos

Au tout départ, Mathilde perçut quelque chose d'étrange sur le visage d'Etienne. C'est ainsi que l'histoire commença d'une manière presque anodine: n'est-ce pas le fait de toutes les tragédies?


Si on lui avait demandé de préciser ce quelque chose, elle aurait parlé d'un nuage sur le visage, sans vraiment savoir ce que cela voulait dire. Il existe tant de variations de nuages; l'image est incertaine. Que voit-elle chez Etienne? Une simple humeur sombre ou l'annonce d'un orage violent? Il vaut mieux l'interroger:
"Tout va bien mon amour?
- Non, je ne me sens pas bien en ce moment."

Une rupture mal vécue qui va détruire la vie tranquille et heureuse de sa soeur. Le titre ne se justifie que dans la deuxième partie, Agathe apparaît pour sécourir la soeur qui est en plein désarroi.
On comprend tout de suit que ça va mal finir, abandonnée, perdue, jalouse du bonheur de sa soeur, Mathilde n'hésitera pas...

mardi 14 février 2012

La délicatesse D.Foenkinos

Nathalie était plutôt discrète (une sorte de féminité suisse). Elle avait traversé l'adolescence sans heurt, respectant les passages piétons. Â vingt ans, elle envisageait l'avenir comme une promesse. Elle aimait rire, elle aimait lire. Deux occupations rarement simultanées puisqu'elle préférait les histoires tristes. L'orientation littéraire n'étant pas assez concrète à son goût, elle avait décidé de poursuivre des études d'économie. Sous ses airs de rêveuse, elle laissait peu de place à l'à peu près. Elle restait des heures à observer des courbes sur l'évolution du PIB en Estonie, un étrange sourire sur le visage. Au moment où la vie d'adulte s'annonçait, il lui arrivait parfois de repenser à son enfance. Des instants de bonheur ramassés en quelques épisodes, toujours les mêmes. Elle courait sur une plage, elle montait dans un avion, elle dormait dans les bras de son père. Mais elle ne ressentait aucune nostalgie, jamais. Ce qui était assez rare pour une Nathalie.


Un roman à l'eau de rose sans grand intérêt.Ça me rappelle Marc Lévy et comme lui, auteur adapté au cinéma. Aura-t-il le même manque de succès ou Tautou arrivera-t-elle à le sauver?