Affichage des articles dont le libellé est Cauwelaert. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cauwelaert. Afficher tous les articles

lundi 6 novembre 2017

Jules D.Cauwelaert

Je sais par expérience qu'il faut se méfier des coups de foudre, mais je suis devenu brutalement amnésique en la découvrant au milieu d ela foule. Hauts talons canari, minishort rouge et top turquoise, elle ne risquait pas de se faire écraser par temps de brume. N'eût été le labrador qui la guidait au bout d'un harnais, ses grandes lunettes noires seraient passées pour un accesoire de star soucieuse que son incognito se remarque. Les cheveux blond-roux maintenus par un chignon en broussaille, les seins libres sous la soie quasi transparente, un sourire de rendez-vous amoureux allongeant les bavures de son rouge à lèvres, c'était une aveugle particulièrement voyante qui faisait bien davantage envie de pitié.

Histoire d'amour gentillette hommage aux chiens guides qui deviennent les yeux des aveugles. Sans grand intérêt.

dimanche 16 octobre 2016

Un aller simple D.van Cauwelaert

J'ai commencé dans la vie comme enfant trouvé par erreur. Volé avec al voiture, en fait. J'étais garé sur les clous et, pendant les années qui ont suivi, Mamita, quand je ne finissais pas mon assiette, disait que la fourrière allait  venir me chercher. Alors je mangeais trop vite et après je rendais tout, mais dans un sens c'était mieux; ça m'évitait de prendre du poids. J'étais l'adopté, je restais à ma place.

Une histoire somme toute banale ; un clandestin, né à Marseille, se fait arrêter, il est muni de faux papiers le disant marocain. Reconduit "pour l'exemple"dans son pays d'origine, il va se créer un monde imaginaire et nous embarquer dans une belle histoire...Prix Goncourt 1994

samedi 6 septembre 2014

La nuit dernière au XVème siècle D. Cauwelaert

J’ai rencontré Corinne dans une laverie, un soir d’été ; elle était ma voisine de hublot. Elle regardait tourner sa vie dans l’eau mousseuese : des blouses d’infirmière, des pantalons baggy et des tee-shirts d’ado à motifs gothiques. Moi, j’avais choisi le programme 7, pour textiles délicats, celui qui assurait la plus grande longevité  à mes chemises et les préparait le mieux à la vapeur du fer. La solitude avait fait de moi un virtuose du repassage ; c’était, avec  la bibliophilie, le meilleur moyen de m’évader de mon métier.

Une histoire incroyable d’une Isabeau âme revenante en peine qui cherche son chevalier et le retrouve sous les traits d’un contrôleur des impôts.