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mardi 3 novembre 2015

Une année chez les Français F.Laroui

 

Le concierge, qui somnolait dans sa loge, assis derrière une sorte de comptoir surélevé, crut soudain entendre des voix. Ou plutôt une seuke fluette et un peu éraillée, à peine audible.
-Pardon...
D'où sortait cette voix? Il balaya d'un regard encore ensommeillé les murs et le plafond de son royaume. Rien. Personne. Il n'y avait personne dans cette loge, personne d'autre que lui, Miloud, concierge à "Lyautey" depuis des lustres. Il se frotta les yeux. un peu inquiet. Un djinn au lycée français de Casablanca? Ont-ils le droit?
Ébloui par l’'intelligence et la boulimie de lecture de Mehdi son instituteur s’e bat pour lui obtenir une bourse dans le prestigieux lycée Lyautey de Casablanca, réservé aux enfants des hauts fonctionnaires français Pauvre, libre, heureux, Mehdi a passé ses dix premières années au pied de l’'Atlas.La découverte du mode de vie des Français est pour lui un véritable choc culturel.’Histoire émouvante et cocasse d'’un enfant propulsé dans un univers aux antipodes de celui de sa famille. Drôle.
 

mardi 20 août 2013

La vieille dame du riad Fouad LAROUI

-Et si on s’achetait un riad ?
Presque enfantine, la voix de François, avec tout de même quelque chose de sérieux dans le grain, comme en arrière-plan, comme une petite note obstinée en continuo, quelque chose qui tient de l’obsession(déjà ?), du défi ou de l’espoir, de l’espoir qui n’ose espérer…
Il insiste, planté devant sa femme :
-Hein ? Dis, si on s’achetait un riad à Marrakech ?
Cécile ne daigne même pas lever les yeux de son livre. Blottie dans son vieux fauteuil de cuir râpé, elle fronce légèrement les sourcils pour indiquer à François qu’elle n’est pas d’humeur…non, vraiment, elle n’est pas d’humeur à participer à la conversation aussi rituelle que décousue qu’inutile…

Un couple parisien s’ennuie, Cécile finit par céder et ils se retrouvent propriétaires d’un riad, avec intruse. Et c’est le (bon ?) prétexte qu’a trouvé Laroui pour nous parler de la guerre du Rif contre les Espagnols menée par Abdelkrim.

vendredi 23 novembre 2007

Les dents du topographe


"Un jour, quelques officiers ivres s'avisèrent de fomenter un coup d'Etat; puis ils passèrent à l'action, tant qu'à faire. J'avais dix-sept ans; ce coup d'Etat me concernait peu.Je n'y compris même rien du tout, d'abord. Pourtant, il fut pour moi à l'origine d'une série de hasards, de quiprocquos, de rencontres intempestives, d'aubaines et de contre-temps: l'ordinaire d'une existence."