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dimanche 1 novembre 2015

1Q84 H.Murakami

La radio du taxi diffusait une émission de musique classique en stéréo. C'était la Sinfonietta de  Janáček . Etait-ce un morceau approprié quand on est coincé dans des embouteillages? Ce serait trop dire. D'ailleurs, le chauffeur lui-même ne semblait pas y prêter une oreille attentive. L'homme, d'un àge moyen, se contentait de contempler l'alignement sans fin des voitures devant lui, la bouche serrée, tel un vieux marin aguerri, debout à la proue de son bateau, appliqué à déchiffrer quelque sinistre pressentiment dans la jonction des courants marins. Aomané, profondément enfoncée dans le siège arrière du véhicule, écoutait, les yeux mi-clos.
 Murakami imagine une surprenante odyssée initiatique qui se joue des espaces et des temps et qui se déploie en deux tomes où sont réunis ses thèmes de prédilection : la religion et la violence, l'Histoire, le sexe et l'amour pur, mais aussi l'écriture et la solitude. L'Express

jeudi 14 juillet 2011

Danse, danse, danse. H.Murakami

Je rêve souvent de l'hôtel du Dauphin.
Dans mon rêve je fais partie de l'hôtel. Le bâtiment, déformé, s'allonge interminablement en une sorte de prolongation de mon être. On dirait un immense pont surmonté d'un toit. Et ce pont qui m'englobe s'étend de la préhistoire aux confins de l'univers. Il y a aussi quelqu'un qui pleure dans mon rève. Quelque part, quelqu'un verse des larmes pour moi. Je perçois nettement les battements de coeur et la douce chaleur de cet hôtel dont je ne suis qu'une infime partie.
Un rêve c'est le début de ce roman étrange et lent où le personnage principal n'a pas de nom, porte la trentaine sans autre dessein que la recherche d'une ancienne maîtresse disparue, les retrouvailles avec un camarade d'école devenu célébrity du cinéma et la prise en charge d'une ado abandonnée à elle-même dont les parents artistes pourris d'argent ne savent quoi faire.
Est-ce une critique acerbe de la société japonaise? Sans doute, mais j'ai eu du mal à finir les 574 pages et remettrai aux années à venir la lecture de Murakami.

mercredi 8 décembre 2010

Tokio blues H.Murakami

Yo entonces tenía treinta y siete años y me encontraba a bordo de un Boeing 747. El gigantesco avión había iniciado el descenso atravesando unos espesos nubarrones y ahora se disponía a aterrizar en el aeropuerto de Hamburgo. La fría lluvia de noviembre teñía la tierra de gris y hacía que los mecánicos cubiertos con recios impermeables, las banderas que se erguían sobre los bajos edificios del aeropuerto, las vallas que anunciaban los BMW, todo, se asemejara al fondo deuna melancólica pintura de la escuela flamenca. "¡Vaya! ¡Otra vez en Alemania!", pensé.
A pesar de lo que parezca, esta historia no transcurre en Alemania, ni siquiera en Europa. Narra la extraña relación de un joven inteligente y sensible, Watanabe y una joven, novia de su mejor amigo, Naoko. Naoko vive rodeada de muertos que la llaman, su novio, su hermana y le resulta casi imposible llevar una vida normal. Se cruzan personajes peculiares como Tropa-de-Asalto, Nagasawa, Minori, Reiko que ayudan a crecer al protagonista. La historia engancha y se lee de un tirón.