Un récit dans lequel elle part à la recherche de l'origine de sa famille.
Le ressort narratif de cette carte postale est absolument fantastique à
tous les sens du terme et, en même temps, assez effrayant dans ce que
ça soulève de questions. C'est
l'exploration d'une généalogie familiale mouvante avec cette famille de
juifs errants qui va traverser toute l'Europe et qui, surtout, ne
pourra jamais réellement s'installer, car toujours obligée de repartir
très vite. Elle parle très bien des réactions des uns et des autres. C'est un livre terrible
sur la méticulosité effarante, effroyable, rationnelle de la solution
finale et de sa mise en œuvre en France sur l'organisation des rafles,
sur le zèle des autorités administratives et de la police française, sur
la responsabilité de Vichy et de Pétain… "Elle
redonne vraiment vie à ces quatre personnes en leur donnant une vraie
épaisseur. Ces quatre noms n'étaient que des fantômes, qui venaient la
hanter sans qu'elle sache vraiment pourquoi, puisque c'est une histoire
qui ne s'est pas transmise. Rappelons que la principale témoin, la
grand-mère, n'a rien dit, elle a gardé le silence.
A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi ? C'est d’âme qu'il faut changer, non de climat." (Sénèque) Journal de lecture, de coups de coeur et de coups de gueule.
jeudi 29 décembre 2022
La carte postale A. Berest
mardi 27 décembre 2022
Cuarentena P. Márkaris
lundi 26 décembre 2022
Hergé. The Exhibition
mardi 20 décembre 2022
Lectura fácil
Cuatro mujeres conviven en un piso tutelado para personas con discapacidad intelectual, en una Barcelona opresiva: la ciudad de las okupas, la Plataforma de Afectados por la Hipoteca, los ateneos anarquistas y el arte políticamente correcto. A través suyo entramos al campo de batalla de la lucha contra el heteropatriarcado monógamo y blanco, la retórica institucional neoliberal y el woke whashing que apuntala el statu quo. Y celebramos el cuerpo, la sexualidad y el deseo de la mujer, la dignidad de los estigmatizados y la capacidad transgresora y revolucionaria del lenguaje.
La oscura memoria de las armas R. Díaz Eterovic
Heredia debe descubrir a los asesinos de Germán Reyes, un sobreviviente del centro de torturas de Villa Grimaldi que,acaba de ser ejecutado en las puertas de su trabajo. El detective se entromete así en una red de ex militares que lograron, como muchos, eximirse de los juicios reparatorios.
Visiones expandidas. Fotografía y experimentación
A principios del siglo xx, dadaístas, surrealistas y constructivistas exploraron los límites del lenguaje fotográfico como un medio para plasmar el espíritu de los tiempos modernos. Imágenes abstractas, fotomontajes o fotogramas obtenidos sin intervención de la cámara permitieron expresar las inquietudes formales, sociales y políticas del momento. Desde la segunda mitad del siglo xx, la experimentación fotográfica sigue desdibujando los límites entre pintura, escultura, cine y performance.
vendredi 16 décembre 2022
Compagnie Olivier Dubois, Tragédie
Création Olivier Dubois Collaborateur artistique Cyril Accorsi Musique François Caffenne Lumières Emmanuel Gary Régie générale François Michaudel Duración 1h30 sin descanso
Interpretación: Esther Bachs Viñuela, Benjamin Bertrand, Camerone Bida,
Steven Bruneau, Cairo Azad, Marie-Laure Caradec, Coline Fayolle, Karine
Girard, Steven Hervouet, Sophie Lèbre, Sebastien Ledig, Matteo Lochu,
Nicola Manzoni, Thierry Micouin, Mateusz Piekarski, Sandra Savin, Emiko
Tamura, Mooni Van Tichel.Vertiginosa y caótica. En gigantescos instrumentos de percusión, en
un incesante flujo y reflujo, se reproduce el gran ciclo de la vida,
hecho y deshecho. Es la humanidad vista como un palimpsesto, que se
escribe, se borra y se vuelve a escribir… Una búsqueda interminable.
En Tragédie los intérpretes manifiestan su pertenencia a la
comunidad de seres humanos. Golpean el suelo, caminan, se enderezan, se
enfrentan, se deslizan, se arrodillan, aparecen, desaparecen, se mezclan
para no tropezar… y dan fe de nuestro destino colectivo. El estreno en
el Festival de Avignon en 2012 pareció un uppercut coreográfico
e inmediatamente se convirtió en una pieza de manifiesto, un verdadero
monumento de la danza contemporánea. En palabras de Olivier Dubois: «Si Tragédie
habla de la Humanidad, debe cuestionar el hoy y hablar del mañana, del
ser en el mundo, revelando el todos del que está hecho, la historia que
llevamos y nuestra visión del futuro. Hay que crear un gran conjunto
libre de diferencias para abarcar más ampliamente al espectador de hoy.
¡De binario a multinario! Con la desnudez como único vestuario, los
individuos en escena se liberan de los roles de género y sus cuerpos se
desexualizan. Son seres humanos que bailan y como tales se convierten en
cuerpos-poéticos, cuerpos-políticos y cuerpos-obras, seguramente la
mejor manera de abordar el futuro de una Humanidad.”
Création Olivier Dubois Collaborateur artistique Cyril Accorsi Musique François Caffenne Lumières Emmanuel Gary Régie générale François Michaudel Duración 1h30 sin descansoEn Tragédie los intérpretes manifiestan su pertenencia a la comunidad de seres humanos. Golpean el suelo, caminan, se enderezan, se enfrentan, se deslizan, se arrodillan, aparecen, desaparecen, se mezclan para no tropezar… y dan fe de nuestro destino colectivo. El estreno en el Festival de Avignon en 2012 pareció un uppercut coreográfico e inmediatamente se convirtió en una pieza de manifiesto, un verdadero monumento de la danza contemporánea. En palabras de Olivier Dubois: «Si Tragédie habla de la Humanidad, debe cuestionar el hoy y hablar del mañana, del ser en el mundo, revelando el todos del que está hecho, la historia que llevamos y nuestra visión del futuro. Hay que crear un gran conjunto libre de diferencias para abarcar más ampliamente al espectador de hoy. ¡De binario a multinario! Con la desnudez como único vestuario, los individuos en escena se liberan de los roles de género y sus cuerpos se desexualizan. Son seres humanos que bailan y como tales se convierten en cuerpos-poéticos, cuerpos-políticos y cuerpos-obras, seguramente la mejor manera de abordar el futuro de una Humanidad.”
jeudi 15 décembre 2022
La muse rouge V de Haas
« La muse rouge » se situe juste après la Première guerre mondiale, dans
un Paris miteux, minable, graveleux, apparemment pourri jusqu’à la
moelle. Entre bordels de luxe, maisons « d’abattage » crasseuses jusqu’à
la nausée, banlieues où vit (mal) et meurt (vite) un petit peuple sujet
aux épidémies, à la recherche d’un crouton quotidien, on voit
apparaître la grande faune des riches, plus préoccupée d’enrichissement
que de social. Les nombreux personnages « historiques » décrits ici sont
dans les dictionnaires, vous pouvez vérifier. Entre bagnes pour enfants
(pauvres !) et Colonies sujettes à tous les appétits, un flic intègre
et ses collègues tentent de savoir pourquoi un haut diplomate de la
Chine nationaliste a été si atrocement lardé de coups de surin alors
qu’il rendait à Eros un hommage vibrant, dans un bordel plus huppé que
le Georges V. L'auteur a potassé son dictionnaire d’argot et nous explique cet « argot d’époque » dont presque tous
les termes sont oubliés depuis longtemps.
Au travers
d’une description sociale sans concession, nos enquêteurs vont de
surprise en déconvenue, pour notre plus grand ravissement. L’auteur
suscite en nous une foule de sentiments, surtout de l’indignation :
comment, c’était ÇA, les années folles ?
dimanche 11 décembre 2022
Miroir de nos peines P.Lemaitre
Troisième et dernier roman de sa saga romanesque "Les Enfants du désastre". Après "Au-revoir là-haut" et "Couleurs de l’incendie", il clôt sa trilogie dans la France de 1940, de la drôle de guerre à l’exode. Il y a un vrai rythme et une vraie tonalité. Son personnage, Désiré Migault, s'invente sans arrêt des identités. C'est un faux avocat, un faux médecin, un faux instituteur, un faux chirurgien, un faux préposé à la censure, à la propagande, un faux aviateur. Surtout, là où il m'enchante, c'est en faux curé : il est extraordinaire ! Et les personnages les plus attachants sont les moins recommandables, c'est ça qui est assez beau : Désiré, Raoul le voyou, Jules le bistrotier et bien sûr, Louise qui, elle, est très recommandable et qui est au-dessus du lot. Un roman passionnant dont on regrette de tourner la dernière page...








