Elle lisait plus de livres en arabe qu'en français. Ça avait rassuré son père, mais il avait fini par se rendre compte que certains livres arabes étaient aussi dangereux que les livres français. Elle s'appelait Rania, vingt-trois ans, sculpturale, des yeux en amande, c'était la fille de Si Mabrouk Belmejdoub, un grans bourgeois de la capitale, ancien ministre du Souverain. Elle était veuve, son mari était mort quand elle avait dix-neuf ans, il était beau, ils s'adoraient, il avait lui aussi le goût des livres et, comme il y ajoutait celui du comabat, il avait disparu dans un fracas d'obus en Champagne.
En 1922, une équipe de tournage débarque à Nahbès, petite ville du
Maghreb. Cette intrusion hollywoodienne, synonyme de modernité et de de
liberté, bouleverse le quotidien des habitants et avive les tensions
entre les notables traditionnels, les colons français et les jeunes
nationalistes. De la collusion entre ces mondes et ces cultures naissent
des destins et des histoires d'amour.
Rania reste dans l'ombre au moins jusqu'à la page 148 des 554, et ca devient de moins en mois intéressant.
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