- Malgré le titre, cet ouvrage n’a rien à voir avec la sélénologie, mais
bien avec la japonologie, en regroupant métaphoriquement un ensemble de
réflexions censées présenter la face cachée de la
culture japonaise. Préfacé par Junzo Kawada, anthropologue de l’université Kanagawa de Yokohama et traducteur de Tristes Tropiques en japonais, cet ouvrage posthume intéressera directement les Océanistes, car il ouvre et tourne le regard non seulement vers le Japon, mais embrasse d’un point de vue universel l’ensemble des relations entre civilisations riveraines. Peut-être même est-ce le livre où le regard porte le plus loin. Il s’agit moins de distance physique que de l’appréhension du caractère universel de tout geste, même le plus quotidien. En ce sens, il n’est plus question de tracer la courbure des espaces, mais plutôt celle des temps. Comme dans Anthropologie structurale, ce livre est un recueil d’articles, tous publiés antérieurement dans des revues diverses, à l’exception de l’entretien accordé par l’auteur à son préfacier, à Paris, à la télévision nippone NKH, en 1993.
A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi ? C'est d’âme qu'il faut changer, non de climat." (Sénèque) Journal de lecture, de coups de coeur et de coups de gueule.
vendredi 31 juillet 2020
L'autre face de la Lune C.Lévi-Strauss
mardi 28 juillet 2020
Une vie à coucher dehors S.Tesson
samedi 25 juillet 2020
Quand sort la recluse F.Vargas
Adamsberg, assis sur un rocher de la jetée du port, regardait les marins de Grimsey rentrer de la pêche quotidienne, amarrer, soulever les filets. ici, sur cette petite île islandaise, on l’appelait « Berg ». Vent du large, onze degrés, soleil brouillé et puanteur des déchets de poisson. Il avait oublié qu’il y a un temps, il était commissaire, à la tête de vingt-sept agents de la Brigade criminelle de Paris, 13ème arrondissement. Son téléphone était tombé dans les excréments d’une brebis et la bête l’y avait enfoncé d’un coup de sabot précis, sans agressivité. Ce qui était une manière inédite de perdre son portable, et Adamsberg l’avait appréciée à sa juste valeur.
On rencontre des araignées, loxosceles rufescens, les araignées recluses et inévitablement ça nous mènera à ces femmes recluses apparues au Moyen-Age selon Danglard. Les circonvolutions complexes du cerveau de notre commissaire Adamsberg vont générer des tas de « proto-pensées », de ces bulles obsédantes qui le laissent tout à coup tétanisé en plein déplacement, figé et hagard. Fred Vargas signe un polar érudit et élégant, finement écrit, qui peut faire autant des liens sémantiques entre le monde des insectes et celui des humains que des références au Moyen-Âge tout en développant une intrigue touffue.
samedi 18 juillet 2020
Un lieu incertain F.Vargas
Le
commissaire Adamsberg savait repasser les chemises, sa mère lui avait
appris à aplatir l'empiècement d'épaule et à lisser le tissu autour des
boutons. Il débrancha le fer, rangea les vêtements dans la valise. Rasé,
coiffé, il partait pour Londres, il n'y avait pas moyen de s'y
soustraire. mardi 14 juillet 2020
Farewell
2019 Estados Unidos 100min Dirección: Lulu Wang Reparto: Awkwafina, Tzi Ma, Jim Liu, Gil Perez-Abraham, Diana Lin, Yongbo Jiang, Shuzhen Zhou, Hong Lu, Xiang Li mercredi 8 juillet 2020
El francotirador paciente A. Pérez-Reverte
Eran lobos nocturnos, cazadores clandestinos de muros y superficies,
bombarderos sin piedad que se movían en el espacio urbano, cautos, sobre
las suelas silenciosas de sus deportivas. Muy jóvenes y ágiles. Uno alto y otro bajo. Vestían pantalones vaqueros y sudaderas de felpa negra para camuflarse en la oscuridad; y, al moverse, en las mochilas manchadas de pintura tintineaban sus botes de aerosol provistos de boquillas apropiadas para piezas rápidas y de poca precisión. El mayor de los dos tenía dieciséis años. Se habían concido en el metro dos semanas atrás, por ñas mochilas y el aspecto, mirándose de reojo hasta que uno de ellos hizo con un dedo, sobre el cristal, el gesto de pintar algo.mardi 7 juillet 2020
La vida era eso C. Amoraga
Whitney Houston suena en la radio mientras William prepara café. La cocina está desordenada y todavía conserva los restos de la cena de ayer. No les gusta Whitney, pero es lo que hay, y canta ajena a la indiferencia. Whitney Houston suena en la radio mientras William prepara café. La
cocina está desordenada y todavía conserva los restos de la cena de
ayer.La caja de la pizza está sobre la encimera, aún con las dos porciones que Giuliana dijo que metería en el frigorífico. William respondió:
—Eso, metelas esta noche y así las tirás mañana.
Ella le miró, molesta por el comentario, pero al verle la cara se dio cuenta de que sonreía y le contestó:
—Boludo.
Había sido una buena tarde. Fueron juntos a la tutoría de la clase de Marie, que últimamente andaba poco fina con las matemáticas y en casa estaba a menudo como melancólica. La profesora los tranquilizó. Tiene nueve años, les dijo, es normal que se descentre de vez en cuando. Todavía es una niña.
dimanche 5 juillet 2020
La verdadera historia de la banda de Kelly J.Kurzel
mercredi 1 juillet 2020
La captura de Macalé A.Camilleri
Lo
despertó en plena noche un escándalo de gritos y llantos procedente del
comedor. Era raro, porque tanto los gritos como los llantos sonaban
ahogados, como si los que estuvieran armando el follón no quisieran que
se oyera el follón que estaban armando.


