Le 11 mars 2008 en fin de journée, dans un quartier nord de La Rochelle, mon père s’est tué d’un coup de
carabine. Il avait garé sa voiture sur un parking et s’était installé à la
place du passager, sans doute pour n’être pas gêné par le volant. Il a
légèrement incliné son siège en arrière, a étendu ses jambes, glissé l’arme le
long de son corps, porté le canon à sa bouche. Et puis d’un geste souple, lui
qu’on appelait l’hommes aux mains d’or
quand il était « kinési » rue Bazogues, avec sa blouse blanche, son
teint mat et son sourire étincelant d’homme du soleil, il a pressé la détente.
Hommage d’un fils à son père
adoptif, souvenirs d’enfance et de famille, tentative d’expliquer son suicide,
lui, le fils, aurait-il pu sauver le père ?
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